Comment se créer une jungle urbaine pour 0€ ?

Vous avez envie d’une jungle urbaine luxuriante, d’élargir votre collection de plantes, mais vous ne pouvez malheureusement pas vous offrir toutes celles dont vous rêvez.

Découvrez dans cet article comment cultiver des plantes vertes, fleuries, plantes aromatiques, arbustes même des arbres fruitiers sans dépenser 1€.

Tout est à portée de main et tout est possible ! Encore faut-il connaître les ficelles pour se constituer rapidement une véritable collection digne de ce nom.

Quelques notions de base sont nécessaires pour savoir où et comment faire et à minima il vous faudra tenter l’expérience !


UN PEU D’OBSERVATION ET DE BIOLOGIE

La nature était présente sur terre bien avant l’arrivée de l’homme et elle ne nous a pas attendu pour se reproduire. Tout être vivant de la faune se reproduit naturellement.

À un âge mature, la plus part des plantes produit au printemps des fleurs qui se transforment en fruits pendant la belle saison après pollinisation.

Lesquels, arrivés à maturité fin d’été, vont tomber au sol, se désagréger naturellement en automne en se séparant de la pulpe pour ne laisser rien d’autre que les futures graines, gage d’une nouvelle vie végétale en devenir.

Ainsi, vous l’aurez compris, les graines se trouvent au cœur de chaque fleur ou fruit arrivés à maturité.

Ces mêmes graines subiront naturellement une période de froid pendant l’hiver nécessaire à leurs germinations.

Voilà comment les choses se passent à l’état sauvage. C’est le cycle naturel de reproduction des végétaux ! Garder bien cela en tête, car il faudra parfois tenter de reproduire ces conditions.


RENTRONS DANS LE VIF DU SUJET

A peu près tout ce que vous croisez sur votre chemin peut potentiellement être bouturer et cultiver.

Profitez d’une balade dans les bois pour faire quelques cueillettes. Muni de votre sécateur, vous avez sous vous yeux à votre disposition toute une multitude de graines et végétaux qui se bouturent ou se cultivent très facilement.

Vous pouvez prélevez plusieurs variétés tels que le lierre, la mousse, des glands de chênes ou de marrons déjà germés ou à faire germer, des herbes aromatiques sauvages telles que la menthe, le romarin, ou encore de la lavande sauvage.

Jeune chêne obtenu à partir d’un gland

Dans votre cuisine, vous avez à disposition les graines des fruits et légumes que vous consommez. Vous pouvez récupérer les graines de tomates, aubergines, courgettes… Pour cela, il vous suffit de bien retirer la pulpe des graines, de les faire sécher à l’air libre quelques jours, et de les soumettre au froid quelques temps (soit au frigo, soit en extérieur de façon naturelle) afin qu’elles puissent germer au printemps suivant.

Vous pouvez procéder de même et conserver aussi les noyaux d’avocat, d’abricot, de pêche et mêmes les pépins de citron par exemple.

J’ai personnellement déjà fait germer des graines de palmiers, des noyaux de pêcher et des pépins de citron. Actuellement, je laisse grandir les arbres fruitiers en attendant de les greffer afin d’obtenir des fruits (futur article sur le greffon à venir).

Un précédent article montre à titre d’exemple où et comment récupérer les graines d’une rose trémière. Cette technique est duplicable sur bien d’autres plantes fleuries.

Découvrez vite les astuces qui m’ont permis de faire pousser un pêcher à partir d’un noyau et des citronniers à partir de pépins de manière ultra détaillée, étapes par étapes.

Pensez bien que toutes les graines, maintenant vous savez où les chercher, et comment les faire germer, peuvent vous fournir une nouvelle plante, voire même des légumes ou des fruits.


APPRENEZ A RÉALISER VOS PROPRES BOUTURES

Le bouturage est une des manières simple de multiplier les végétaux. Cette technique consiste à prélever un bout d’une plante dans le but d’en obtenir une seconde qui aura les mêmes caractéristiques que la plante mère, puisqu’elle ne provient pas d’une reproduction naturellement pollinisée.

Pour optimiser vos chances de réussite, il convient de bouturer au printemps. C’est la période de reprise des végétaux, idéale pour les mises en boutures.

Le principe est le suivant : pour raciner, la bouture prélevée sur le plant mère doit être saine, mature et sans fleur !

Ainsi, la réussite de vos boutures réside donc presque uniquement dans le fait de savoir faire de bons prélèvements.

Les boutures de plantes vertes ou plantes fleuries à prélever sont essentiellement des tiges non fleuries, (j’insiste une bouture de tiges fleurie ne prendra pas) avec du bois ou non selon les variétés. Les boutures racineront soit en eau, soit directement plantées en terre selon les variétés.

Voici quelques exemples de bouture de plante verte :

  • Le Pothos, le lierre, le tradescantia par exemple sont des plantes qui se bouturent très simplement. Coupez une branche sous un nœud et laisser raciner dans l’eau pendant environ 1 mois. Puis replantez dès que vous avez 5-6 belles racines de 5 -10 cm. Pour plus de détails, consulter l’article sur le Pothos.

Pothos raciné

  • Un autre exemple de bouture de plante fleurie réalisée à partir d’une feuille avec ce magnifique Bégonia Bertinii :

Feuille de Bégonia racinée

Plante mère

Ou encore avec un Pilea :

Feuille de Pilea racinée

  • Pour les plantes succulentes, on bouture à partir de tiges mais également à partir de feuilles uniquement.

Déposez des feuilles saines prélevées sur la plante mère sur une terre légère. Placer les boutures dans un environnement lumineux à l’abri des courants d’air, à température ambiante. N’arrosez pas au risque de faire pourrir les feuilles ! En quelques semaines, des racines ou nouvelles feuilles apparaitront sur l’extrémité, là où la feuille a été sectionné.

Feuilles de succulente racinées

Découvrez en image dans ces 2 vidéos comment bouturer des tiges et des feuilles de succulentes.

Découvrez aussi comment bouturer une incontournable plante aromatique, la menthe :


MULTIPLIEZ VOS PLANTES PAR DIVISION

La division de la motte est aussi une solution pour augmenter votre collection.

Découvrez comment diviser un plant dans cette vidéo et comment bouturer une plante grasse directement en terre avec le Sansevieria.


PENSEZ A PRÉLEVER DES SPÉCIMENS CHEZ VOS AMIS

Je ne connais pas un ami sympa qui refuserait que vous partiez avec une petite bouture de la plante qui vous a tapé dans l’œil, en échange de laquelle vous pourriez lui en proposer une de votre propre collection :-).


CONNAISSEZ-VOUS LES AUTRES ALTERNATIVES ?

Échangez pour mieux consommer et troquez vos plantes ou vos boutures entre amis physiques ou virtuels.

Sur Facebook il existe une communauté d’environ 6 000 membres et 2000 followers qui s’appelle « Troque ta plante ». Le principe est simple et gratuit ! Vous échangez soit par envois postaux, soit par remise en main propre des graines, des plantes ou des boutures. Plus de 20 grandes villes françaises ont déjà leur groupe Troque Ta Plante, de quoi vous permettre de constituer votre collection pour 0€ ou le prix d’un timbre. Pour plus d’infos, rendez-vous sur la page Facebook de Troque Ta Plante ou sur leur Instagram.

Enfin, une seconde alternative à moindre coût est possible. Il existe des jardins éphémères organisés en plein centre ville dans toute la France qui proposent un très large choix de plantes à prix tout doux 2€, 5€, 10€. Pour avoir testé, le rapport qualité prix est plus qu’excellent. Pour plus d’infos, rendez-vous sur la page Facebook de Maison Bouture ou sur leur Instagram.

Si cet article vous a plu ou vous a été utile, n’oubliez pas de Liker, Commenter et Partager et de vous abonner au Blog et à la chaîne Youtube.

Crédits photos textes et vidéos : OsezPlanterCaPousse®

Le Monstera deliciosa, une plante tropicale XXL

Envie d’exotisme ? C’est la plante tropicale qu’il vous faut !

M pour Majestueux, Magistral, ou Méga, le Monstera deliciosa est une plante d’intérieur exotique très décorative et simple à cultiver. Avec ses grands feuilles rondes brillantes et perforées pouvant atteindre jusqu’à 1 mètre sous nos latitudes, c’est une plante que l’on remarque et qui ne laisse pas indifférent. Même la mode s’en inspire, c’est vous dire !

Plante liane originaire du Panama et du sud du Mexique, le Monstera ou faux-Philondendron s’avère robuste et facile d’entretien. Il offre aussi des caractéristiques esthétiques de taille. Alors, comment ne pas succomber au charme tropical d’une telle plante ?

Pouvant grimpé jusqu’à 20 mètres dans son milieu tropical naturel grâce à ces racines aériennes qui lui permettent de s’agripper aux troncs d’arbres, le Monstera est un symbole en Chine et représente une longue vie, la vénération et le respect envers les personnes âgées.

La variété la plus répandue est le Monstera deliciosa, appelé ainsi en référence aux délicieux fruits, cultivés autrefois en Amérique centrale dont leurs goûts seraient entre celui de la banane et celui de l’ananas.


CULTURE

Le Monstera aime une exposition avec une lumière vive ou tamisée et sans soleil direct surtout aux heures les plus chaudes de la journée.

Côté substrat, prévoyez un terreau pour plante d’intérieur et ajoutez de l’engrais maison pendant la période de croissance tous les mois.

Pour l’arrosage, celui-ci doit être régulier et modéré. Au printemps et en été, maintenez le terreau légèrement humide et veillez à ce que l’écoulement de l’eau se fasse correctement. A l’automne et en hiver réduisez l’arrosage de manière à attendre que le sol soit bien sec en surface entre 2 arrosages et stoppez tout apport d’engrais.

Il conviendra de rempoter régulièrement, tous les 1 à 2 ans le Monstera dans un pot légèrement plus grand.

La température idéale de culture se situe aux alentours des 20°C.

Remarquez ce délicat lien de vie qui maintient l’extrémité des feuilles



BOUTURAGE

Il s’effectue en principe au printemps soit par division de la motte, soit en eau. Prélevez une tige saine et mature, et mettez-là dans l’eau. Placez-la ensuite à une température ambiante, à l’abri des courants d’air, et dans un endroit très lumineux. Le petit plus serait de lui faire prendre quelques rayons de soleil, doux ou à travers un voilage.

Les premières racines apparaîtront au bout de 6 semaines environ. Contrairement aux racines aériennes couvertes d’une fine écorce brune, celles-ci seront blanches et nues. C’est normal.

Dès que les racines mesurent 4 à 5 cm, c’est le bon moment pour repiquer votre bouture ! N’attendez pas trop car la plante pourrait s’habituer au milieu aquatique et de ce fait, la mise en terre pourrait la déstabiliser et la fragiliser, voire plus lui convenir du tout. Ce serait bien dommage à ce stade de perdre la bouture.


BON A SAVOIR

  • Enduisez délicatement les feuilles avec l’intérieur d’une peau de banane pour nettoyer le feuillage et le rendre brillant.
  • Le Monstera variegata, variété hybride, offre des feuilles panaché de blanc.
  • Brumisez toute l’année les feuilles avec de l’eau de préférence non calcaire afin de reproduire l’humidité ambiante de son climat naturel, idéalement quotidiennement et éloignez-le de toute source de chaleur.
  • Pas de soleil direct, plus il en reçoit, plus son feuillage souffre.
  • Nuisibles : araignées rouges et cochenilles. Traitez avec du purin d’ortie maison, à l’aide d’un pinceau. Naturel et efficace, renouvelez jusqu’à leurs disparitions.
  • Les jeunes pousses encore immatures ne sont pas découpées. Les perforations et découpes apparaissent au cours de la croissance de la plante.
  • Plante toxique en cas d’ingestion des feuilles.

QUE FAIRE SI ?

  • Si des taches jaunes, sèches apparaissent, c’est dû à un excès de soleil. Modifiez l’emplacement.
  • Si des taches brunes apparaissent en hiver, c’est le signe d’une température trop froide ou lié à une humidité excessive du substrat. Ajustez ces paramètres.


Crédits photos et textes : OsezPlanterCaPousse®

Un rideau de perles 100% végétal

Qui aurait cru que cette guirlande de perles vertes est une vraie plante ? Découvrez cette succulente inédite, insolite, incommensurablement design, à adopter sans tarder chez soi!

Originaire d’Afrique australe, cette succulente vivace appelée Senecio rowleyanus ou Sénéçon de Rowley ressemble à un véritable collier de perles.

Retombant gracieusement en cascade jusqu’à 1 à 2 mètres, on l’utilise généralement en suspension. Ses feuilles persistantes de 3 à 8 millimètres de diamètre sont sphériques, en enfilade, marquées par une minuscule pointe non piquante et striées de bandes translucides qui piègent les rayons du soleil et qui lui confèrent un côté encore plus vivant.

Comme toutes les succulentes, le Senecio a une grande capacité à retenir l’eau. Ses perles lui servent de réserves d’eau lui permettant ainsi de lutter contre la sécheresse.

Le Senecio produit de petites fleurs de couleur blanche à rosée dotées d’un agréable parfum de cannelle généralement en fin d’hiver. Très petites et presque insignifiantes, elles produisent de petits fruits secs une fois fécondées.

Plante gélive, le Senecio craint le froid et apprécie la chaleur. On le cultive donc généralement sous nos latitudes soit comme plante d’intérieur, en serre ou en véranda, soit en rocaille extérieure qu’il faudra rentrer l’hiver. La température minimale qu’il supporte est de 5 °C.

Senecio rowleyanus ou Sénéçon de Rowley

CULTURE

Le Senecio est facile à cultiver et de croissance relativement lente.

Il affectionne une lumière vive et quelques heures de soleil direct doux chaque jour. Il sera donc à placer derrière une fenêtre orientée au Sud l’hiver, et en extérieur à la mi-ombre pendant la belle saison.

Pour le substrat, un terreau type terre à cactées lui convient parfaitement. Veuillez à bien drainer le fond du pot avec des billes d’argiles ou du gravier.

Les arrosages doivent être réguliers du printemps à l’automne en laissant bien sécher entre deux arrosages, à raison de 1 fois toutes les 3 semaines environ.

En hiver, si elle est remisée dans une pièce fraiche la plante est en période de repos et elle cesse tout croissance. Les arrosages doivent donc être très limités juste de quoi humidifier le substrat une fois par mois. Si vous la conservez en intérieure l’hiver prévoyez un arrosage une fois tous les 15 jours, comme en période estivale, à cause de l’air ambiant et du chauffage de nos habitations.

En été, apportez-lui un engrais spécial pour succulente une fois tous les mois.

Senecio rowleyanus ou Sénéçon de Rowley

BOUTURAGE

A l’état naturel, la plante se reproduit par marcottage : elle développe des tiges appelés stolons qui déploient des racines comme vous pouvez le constater sur la photo ci-dessous. Dans ce cas, rien de plus simple, prélevez les stolons racinés puis déposez-les sur la terre en prenant soin d’enterrer légèrement les racines.

En l’absence de stolons, les boutures sont prélevées à partir de Mai jusqu’à Août, lorsque la plante est en pleine croissance. Choisissez une tige bien ferme et saine contenant au moins 3 nœuds de longueur et quelques perles.

Laisser la bouture cicatriser 2 à 3 jours à l’air libre pour éviter tout risque de pourriture de la plaie au contact de la terre.

Installez-la ensuite à plat, nœuds légèrement enterrées dans le substrat humidifié et feuilles au-dessus, ou 2 nœuds sans feuille enterrés, et le reste avec les feuilles posées contre le substrat. Vous pouvez aussi utiliser des pinces à chignon ou trombones pour maintenir les boutures contre la terre.

Placez ensuite la bouture dans un espace lumineux au chaud, sans courant d’air et sans soleil direct. Comptez environ une dizaine de jours à 25 °C pour une reprise de la bouture.


BON A SAVOIR

  • Plante toxique en cas d’ingestion – à protéger des animaux domestiques.
  • Pour faire fleurir le Senecio, deux conditions à remplir : une période de repos hivernal au frais entre 10°C / 15°C et une luminosité importante.

QUE FAIRE SI ?

  • Si la plante s’étiole et que les tiges se dénudent, c’est un manque de lumière. Modifiez pour un emplacement plus lumineux. Taillez les tiges dénudées et bouturez-les.
  • L’ennemi recensé est le puceron. Traitez avec du purin d’ortie à l’aide d’un pinceau pour une action efficace et localisée jusqu’à disparition complète du nuisible.
  • Si les perles flétrissent, c’est un excès d’eau ou d’humidité. Stoppez complètement les arrosages, jusqu’à ce que le plant reprenne son aspect avec de perles fermes.
Senecio rowleyanus ou Sénéçon de Rowley
Crédits photos et textes : OsezPlanterCaPousse®

Comment protéger efficacement ses plantes du froid pour la saison hivernale ?

C’est toujours fâcheux de voir ses plantes, que l’on a bichonné avec soin et attention toute une saison ou bien plus, prendre un coup de froid, en souffrir, et même dans des cas extrêmes périr.

Il me parait donc judicieux de partager avec vous quelques conseils sur l’hivernage de nos amies les plantes.

Astucieux, ils vous permettront d’hiverner efficacement vos plantes pour les protéger des gelées et les retrouver en bon état au printemps.

Dans la mesure du possible, vous pouvez optimiser l’hivernage en combinant les six solutions proposées.

1 – Favorisez une exposition au Sud.

Déplacez au Sud le maximum de plantes possibles. Elles profiteront de la chaleur du soleil quand il se montrera ; c’est toujours ça de pris !

 


2 – Adossez vos plantes contre un mur d’habitation, une palissade, une clôture,

ou encore dans une cour intérieure…Cela permettra d’une part, de les protéger contre le givre et les vents froids, et d’autre part leur permettra de profiter de la chaleur restituée par les habitations ou les murs.

 


3 – Supprimez toutes les soucoupes des pots.

L’excédent d’eau en hiver est très néfaste, à la fois pour la plante et votre poterie.

En effet, dès les premières gelées, l’eau stagnante, même en faible quantité, s’infiltre et risque fortement de geler, causant des dégâts irrémédiables. Cela va simultanément faire geler les racines du plant et faire éclater votre poterie !

 


4 – Isolez vos plantes du sol.

Pour cela, la première chose à faire est de surélever les pots afin qu’ils ne soient plus en contact direct avec le sol.

Vous pouvez utiliser des petites briques par exemple ou pour un effet optimum des matériaux isolants comme des tasseaux de bois, du liège, du polystyrène, du papier bulle pour les plus légères…

A défaut, un carton ou un tapis sera toujours mieux que rien.

 


5 – Paillez vos plants.

Utilisez de la paille que vous mettez au pied des plants en couche épaisse. Ne tassez pas trop, ce n’est pas nécessaire, bien au contraire, l’air doit pouvoir circuler pour éviter tout pourrissement.

Vous pouvez aussi mettre des amas de paille verticalement autour du feuillage de votre plante. Enrubannez l’ensemble avec des ficelles sans trop serrer, encore une fois pour laisser une circulation d’air.

A défaut de paille, vous pouvez utiliser des feuilles mortes ; cela fera tout aussi bien l’affaire.

 


6 – Posez des voiles d’hivernage.

Les voiles d’hivernage sont très efficaces. Vous pouvez les mettre en plusieurs épaisseurs sans problème. L’idéal est que le plant entier soit protégé du pot jusqu’au feuillage. Il existe dans le commerce soit des rouleaux aux mètres, soit des grandes « poches » justement pour mettre la plante entière à l’intérieur.

Les voiles d’hivernage peuvent se réutiliser d’années en années, ne les jetez pas.


BON A SAVOIR

  • L’hivernage est à faire au plus tard au 1er Décembre avant que les premières gelées n’arrivent. Pour ma part, j’hiverne mes plantes du 1er Décembre jusqu’au 15 Mars.
  • Ne pas oublier d’arroser les plantes pour autant. Ce n’est pas parce que vous les avez hiverner qu’elles n’ont plus besoin d’eau. Arrosez une fois par mois environ selon les variétés et la taille des plantes. Si elles prennent naturellement l’eau de pluie, ce n’est pas nécessaire d’arroser.
  • Les plantes succulentes cultivées en extérieur doivent être maintenues au sec tout l’hiver donc protégées complètement de toutes intempéries.
  • Les plantes en pot plastique vont être très mal menées, il faut soit changer pour une poterie favorable à un meilleur échange thermique soit les rentrer à l’abri du gel.
  • Les « must have » sont incontestablement les poteries RAVEL. Cette maison française dispose d’un véritable savoir-faire depuis 5 générations garantissant les poteries contre le gel, capables de résister aux hivers les plus rudes.

 

Crédit texte : OsezPlanterCaPousse®

La sensitive, belle curiosité de la nature à découvrir

Intriguant petits et grands, la Sensitive ou Mimosa Pudica est une plante « timide » qui porte bien son nom ! En effet, elle a la particularité et la capacité de se replier sur elle-même au moindre contact avec une rapidité déconcertante.

Ce même phénomène appelé thigmonastie se produit également à la tombée de la nuit, à l’apparition de la pluie ou encore de vents violents. Cet attribut lui permet aussi de se protéger naturellement de tous prédateurs. La vidéo en fin d’article illustre bien cette singularité amusante et intrigante.

Pour revenir à sa forme « normale », il lui faut du temps environ 10 minutes, de la chaleur, de l’humidité et de la lumière. En d’autres termes, aucun stress !

Plante vivace originaire des zones tropicales d’Amérique du Sud, la Sensitive est intolérante aux températures inférieures à 10 °C. Elle est donc uniquement destinée, sous nos latitudes à la culture en intérieur et, dépasse rarement les 50 à 70 cm de hauteur, alors que dans des contions d’habitat tropical, elle peut atteindre allègrement 2 m.

Plante rampante ou ascendante, épineuse à l’âge adulte, ou grimpante si elle trouve un support pour s’arrimer, son feuillage persistant est délicat d’un vert tendre. En été des fleurs sphériques rose clair à lilas pouvant mesurer jusqu’à 2 cm de diamètre, se forment.


CULTURE

Comme son origine nous l’indique, la Sensitive apprécie la chaleur et l’humidité de l’air ambiant. Pour une hygrométrie adaptée, il convient de vaporiser le feuillage régulièrement, et de disposez d’un lit de billes d’argiles à l’extérieur du pot de culture (entre le pot et le cache pot).

La Sensitive affectionne un emplacement très lumineux et ensoleillé. Attention toutefois, aux rayons directs du soleil aux heures les plus chaudes de la journée.

Prévoyez un sol frais à tendance acide et bien drainé.

L’arrosage doit être copieux en été afin que le substrat ne sèche jamais complètement, à raison de deux fois par semaine environ. Diminuez légèrement les arrosages pendant l’hiver.

Apportez de l’engrais maison en période de croissance tous les 15 jours environ.


BON A SAVOIR

  • Plus il fera chaud et ensoleillé, plus vous aurez de chance d’avoir des fleurs.
  • Évitez de s’amuser à provoquer le phénomène de rétractation des feuilles cela épuise assez vite la plante. Eh oui, elle est sensible !
  • L’araignée rouge est un des seuls parasites qui peut s’installer, traitez alors les zones infectées avec du purin d’ortie à l’aide d’un pinceau et renouvelez si c’est nécessaire jusqu’à disparition des nuisibles.
  •  Ayant besoin d’une hygrométrie importante, l’idéal est de la cultiver dans un terrarium, une vitrine chauffée, ou encore en compagnie de plantes carnivores.

Si vous avez aimé cette vidéo, n’oubliez pas de vous abonner à la chaîne Youtube.



Crédits photos, vidéos et textes : OsezPlanterCaPousse® 

Crédit musique : Je peux entendre ta musique à travers la porte

Remerciements aux Serres du lycée horticole de Lyon-Dardilly-Ecully

Un mélange lumineux de blanc et vert, le Pothos N’Joy

La tendance est aux plantes tropicales d’intérieur au feuillage hors du commun. Le Pothos est bien connu et les variétés actuelles hybrides variegata – traduit du latin par panaché – sont à leur apogée ! En effet, le feuillage panaché d’un blanc bien franc et d’un vert foncé propose un contraste de couleur séduisant et amène une luminosité insoupçonnée dans nos intérieurs.

Pothos N’Joy

Sachez que tout est facile dans le Pothos, la culture, le bouturage, l’entretien. De croissance rapide, c’est la plante d’intérieur à avoir chez soi !

La plante que je vous présente est un Pothos N’Joy ou Scindapsus N’Joy. variegata (Epipremnum) ou autrement appelé Lierre du diable.

Doté de vertus dépolluantes, le Pothos fait parti du Top 10 des plantes les plus dépolluantes selon la NASA qui s’est intéressée de près à ce sujet. Il est notamment excellent pour éliminer :

  • le monoxyde de carbone des appareils de chauffage par combustion, cigarettes, cuisinière à gaz, cheminée à foyer ouvert,
  • le benzène contenu dans les cigarettes, peintures, vernis, matériaux de construction ainsi que les détergents plastiques,
  • le toluène contenu dans les peintures, vernis, meubles,
  • le formaldéhyde contenu dans le bois, peintures, colles et isolants ainsi que les produits d’entretiens.

Il s’agit de la plante la plus efficace pour oxygéner une pièce. Elle est donc à placer un peu partout dans la maison pour un résultat optimal.

Plante liane, son port est rampant, retombant ou grimpant selon le support utilisé. On peut ainsi la mettre en valeur dans différentes configurations : en suspension, le long d’une poutre, d’une descente d’escalier, ou en aérien sur le plafond à l’aide d’attaches transparentes.

Crédit Photo : Meeschmid_plantlady

CULTURE: exposition, entretien, substrat, arrosage

Le Pothos est très facile à cultiver. Il réclame très peu d’entretien et résiste assez bien aux maladies.

Choisissez un emplacement lumineux ou mi-ombre, mais sans soleil direct et éloigné des sources de chaleur comme les radiateurs, cheminées..

Le Pothos aime se sentir à l’étroit et n’a donc pas besoin d’un grand pot. Il convient de le planter dans un terreau de rempotage ou un terreau spécial plantes d’intérieur. Le rempotage peut s’effectuer de février à octobre.

Aucune taille n’est indispensable. Toutefois, s’il étiole, pratiquez une taille des lianes et profitez pour en faire des boutures comme décrit ci-dessous.

Les racines aériennes sont très utiles à la plante, il est donc recommandé de ne pas y toucher.

Pothos N’Joy

La fréquence d’arrosage est de 2 fois par semaine en été, 1 par semaine en hiver. Arrosez la plante uniquement lorsque la surface du sol est sèche et évitez les excès d’eau afin de ne pas asphyxier les racines, elle y est sensible.

Si un apport d’engrais maison peut redonner du tonus à la plante, il n’est pas pour autant indispensable.

Le Pothos se cultive très bien à l’intérieur tout au long de l’année et pourra être sorti de mai à septembre dès que la température le permet. Pour une bonne croissance, la température recommandée est comprise entre 18 à 25°C.

Enfin, sachez que seule la variété hybride variegata est panaché de blanc, la variété traditionnelle est, quant à elle panaché de jaune pâle.


BOUTURAGE

Je pense sincèrement que le Pothos fait partie des plantes qui se bouture le plus facilement. Il suffit juste de couper une tige au bon endroit puis de la faire raciner dans l’eau. En revanche, une bouture de feuille uniquement ne prendra jamais.

Pour que la bouture racine, il faut une tige saine avec des feuilles. Les racines se développeront aux niveaux des ramifications. La loupe vous permet de voir les débuts de racines aériennes en formation.

Pothos N’Joy

Coupez 1 à 2 cm en dessous d’une ramification au niveau du trait rouge de la photo.

Mettez les tiges dans l’eau et attendez que les racines mesurent environ 10 cm avant de replanter. Comptez environ 1 mois.

Pour les plus avertis, déposez les tiges sectionnées avec un début de racines aériennes directement sur la terre et maintenez- les à l’aide de pinces à chignon ou autres afin qu’elles restent bien en contact de la terre. Arrosez régulièrement et modérément, le substrat doit être humide mais pas détrempé pour les racines se développent.


BON A SAVOIR

  • Par temps chaud l’été ou en hiver lorsque nos intérieurs sont bien chauffés, il appréciera d’être humidifier et d’être fréquemment vaporiser d’eau douce de préférence.
  • La sève du Pothos peut provoquer des réactions cutanées.
  • Son action d’épuration serait augmentée par la légèreté du substrat dans lequel il pousse.
  • Les parties blanches des feuilles ont moins, voire pas du tout de chloroplastes. Leur croissance est de ce fait plus lente que sur les variétés traditionnelles. En effet, le phénomène de croissance de la plante par photosynthèse est moins important.
Pothos N’Joy

QUE FAIRE SI ?

  • Si il y a des taches noires sur les feuilles, c’est dû à un environnement trop froid et humide. Retirez les feuilles abimées, stoppez les arrosages pendant 3 à 4 semaines et changez d’emplacement.
  • Si la coloration panachée diminue ou disparaît et que les feuilles redeviennent entièrement vertes, c’est un problème d’exposition trop sombre. Changez pour un emplacement plus lumineux.
  • Si les feuilles deviennent toutes pâles avec des taches brunes, c’est dû à une exposition trop importante aux rayons directs du soleil. Changez pour un emplacement moins ensoleillé.
  • Les araignées rouges peuvent s’attaquer au Photos. Elles interviennent généralement pendant l’été, lors d’une période de sécheresse. Augmentez l’hygrométrie en vaporisant son feuillage en prévention. Douchez la plante pour éliminer le maximum d’araignées, puis traitez avec du purin d’ortie avec un pinceau sur les araignées et leurs œufs tous deux rouges. Renouvelez jusqu’à disparition complète des parasites.
Pothos N’Joy


Mon matériel de jardinage

*liens affiliés : en passant par ces liens, vous me permettez de toucher un tout petit pourcentage sur ces produits que j'utilise quotidiennement sans payer plus cher pour autant évidemment ! Merci infiniment pour votre soutien tellement précieux !!

Crédits photos et textes : OsezPlanterCaPousse® 

Crédits photos : Meeschmid_plantlady 
Remerciements : Meeschmid_plantlady & Serres du lycée horticole de Lyon-Dardilly-Ecully

Êtes-vous « plant addict »?

A quoi reconnaît-on un accro aux plantes ? Qu’est-ce qui caractérise un addict du « greenhome », de jungle urbaine ou encore du jardin ? Vous vous imaginez peut-être ne pas faire parti de ces personnes, et vous vous demandez si vous en un … ou encore vous savez déjà, au plus profond de vous, que vous en faites parti, et bien dans tous les cas, cet article devrait vous parler.

Alors, on est plant addict quand ?

On ne peut pas s’empêcher de faire son petit tour matinal quotidien à la première gorgée de café chaud, histoire de faire une petite inspection rapide de notre petite jungle et parfois avoir le plaisir de découvrir une nouveauté comme une nouvelle pousse, un bouton, un rejet…

On observe en permanence les végétaux où que l’on soit quoi que l’on fasse : chez des amis, au restaurant, en voyage, en balade, dans un film …

On s’inquiète pour nos plantes pendant nos absences prolongées des vacances. Auront-elles assez d’eau ou de lumière ? Ne vont-elles pas trop en souffrir ?

On les confie chez des amis pendant nos vacances pour les mêmes raisons que précédemment.

On leur parle ou qu’on donne des petits noms à chacun des membres de la tribu.

On se précipite de récupérer l’eau de pluie à la moindre averse. On sait tous ô combien elle est meilleure que l’eau calcaire de nos robinets.

On n’en a jamais assez et qu’on craque systématiquement dès qu’on en voit une qui nous plaît, qu’on ne peut pas s’empêcher de l’acheter même si on s’est promis de rester sage et de ne pas ramener pas de nouvelle plante à la maison faute de place évidemment.

On les bichonne à coup d’engrais maison, et de traitements naturels dans un souci du respect de l’environnement et de la biodiversité.

On s’amuse à bouturer c’est déjà un signe avant coureur de la plantaddictattitude !

On se surprend à faire de prélèvements de bouture chez nos amis.

Vos amis vous donnent des plantes mal-en-point et comptent sur vous pour leurs redonner du tonus.

On a une sensibilité particulière avec les plantes, un échange particulier, une réciprocité. Les plant-addict les plus mordus me comprendront. Le bien être, l’apaisement, la sérénité, le retour au temps, au temps végétal quand on observe le temps qu’il leur faut pour former une fleur, une feuille. Ce sont tant de sensations incommensurablement savoureuses. D’ailleurs, Claude Bernard disait : « Les plantes possèdent comme les animaux, au degré et à la forme près, la sensibilité, cet attribut essentiel de la vie »

Alors, si vous vous reconnaissez en certains de ces critères vous êtes probablement un plant addict ! A chacun son degré 😉 !

Respectons la nature et soyons humble devant tant de beautés naturelles bienfaitrices.


Selaginelle / Selaginella

Crédit photo et texte : OsezPlanterCaPousse®

Le Sedum burrito ou Orpin, une succulente atypique

Plante vivace succulente originaire du sud du Mexique, le Sedum burrito ou plus communément appelé Orpin produit des tiges retombantes ramifiées pouvant atteindre jusqu’à 60 cm de long.

Habillées de feuilles charnues arrondies en forme de gros grain de riz, imbriquées les unes sur les autres, le Sedum burrito propose une palette de couleurs allant du vert au gris-bleu selon les expositions.

Son allure atypique laisse penser à des petits bonbons acidulés lorsque le plant est jeune et à l’âge adulte il devient une véritable cascade ressemblant à chevelure dense et longue.


CULTURE : exposition – arrosage – substrat

Le Sedum burrito se plaît toute l’année dans un environnement très ensoleillé, à condition d’avoir respecté un période d’acclamation aux rayons du soleil, décrite dans un précédent article, mais aussi dans un environnement lumineux sans soleil.

La température idéale est comprise entre 15°C et 25°C. Prévoyez un arrosage modéré pendant la période estivale soit par pulvérisation de la terre une fois par semaine, soit par bassinage (la faire boire dans une soucoupe) pendant quelques heures seulement tous les mois.

Comme toutes les succulentes, elle a une grande capacité à retenir l’eau dans ses feuilles. Elle est donc capable de résister à une période de sécheresse sans problème. Plante gélive, il convient soit de la rentrer l’hiver bien qu’elle soit capable de résister à un gel rapide jusqu’à -2°C. A défaut de la rentrer en intérieur, elle devra être maintenu au sec tout l’hiver et protégé d’un voile d’hivernage.

La floraison a lieu en été à condition qu’elle ait pris le soleil. Le Sedum produit de petites fleurs rose-rouges à l’extrémité des tiges.

Prévoyez un substrat léger spécial pour cactées pour un culture en pot. Il poussera aussi très bien en pleine terre en rocaille dans un sol pauvre et aride et sans arrosage.

Parfait pour les débutants, il n’y a pas d’entretien de taille à réaliser.

Sedum burrito ou Orpin

BOUTURAGE

On bouture soit les tiges soit les feuilles idéalement au printemps, même si pour ma part je bouture toute l’année.

Sectionnez à l’aide d’un outil propre et aiguisé une tige saine et bien ferme. Retirez les feuilles délicatement à la main, elles se cassent facilement.

Laissez la bouture à l’air libre pendant 2-3 jours afin que l’extrémité sèche pour éviter tout risque de pourriture. Vous constaterez qu’un cal de cicatrisation s’est formé.

Puis plantez directement en pot en terre cuite de préférence et dans une terre pour cactées. Vaporisez modérément la terre toutes les semaines, le temps que les racines prennent.

Les feuilles que vous avez préalablement coupé se bouturent également. Procédez de la même manière et déposez simplement les feuilles sur le substrat ou enterrez légèrement le côté sectionné. Vaporisez modérément la terre toutes les semaines jusqu’à l’apparition de nouvelles feuilles, signe que la plante a bien raciné.

Sedum burrito ou Orpin

BON A SAVOIR

  • Utilisez le Sedum en suspension pour son allure atypique et graphique. De quoi habiller un balcon, un mur, une palissade…
  • Évitez les manipulations, ses feuilles sont fragiles et cassent facilement.
  • Plante toxique en cas d’ingestion ou irritante en cas de contact de la sève avec la peau.
  • Certaines espèces sont néanmoins comestibles, notamment le Sedum acre qui peut être incorporé en quantité modérée dans une salade, à laquelle il apportera une saveur piquante.
Sedum burrito ou Orpin

QUE FAIRE SI ?

  • Si les feuilles se flétrissent ou se décolorent, c’est dû à un excès d’eau. Stoppez tous les arrosages pendant 1 à 3 mois selon les dégâts.
  • Si les feuilles frisent, ou qu’il y a du miellat c’est dû à un parasite. Appliquez du purin d’ortie à l’aide d’un pinceau pour une action locale, sans risque d’altérer le plant.
Sedum burrito ou Orpin

Crédits photos et textes : OsezPlanterCaPousse® 
Remerciements aux Serres du lycée horticole de Lyon-Dardilly-Ecully

Le Sansevieria : tout savoir de A à Z #Vidéo #DIY

Découvrez en vidéo comment diviser ou séparer le Sansevieria et comment le bouturer à partir d’une simple feuille.

Deux variétés et deux techniques différentes vous sont présentées dans cette vidéo.

Essayez, c’est très simple et multipliez ainsi votre collection de plantes.

Si vous avez aimé cette vidéo, n’oubliez pas de vous abonner à la chaîne Youtube.

Crédit musique : All I Love de Philip E Morris

Crédit texte : OsezPlanterCaPousse®

Abonnez-vous au blog et devenez un expert !

Pour rejoindre notre communauté et devenir un expert des plantes et du jardin, cliquez ici. Vous recevrez désormais la newsletter d’OPCP.

Retrouvez-nous aussi sur YouTube, Instagram, Facebook, Twitter et Pinterest.

Bonne lecture à tous et n’oubliez pas de liker et partager et les articles qui vous ont plu 😉!

Une plante carnivore majestueuse

Et oui les plantes carnivores ne sont pas toutes ‘inesthétiques’, il en existe même de très belles. D’ordinaire pas très attirée par les plantes carnivores je dois l’avouer, celle-ci m’a séduite de suite par sa beauté, son originalité et je dois le dire son utilité.

Vous en conviendrez, c’est la solution la plus naturelle pour se débarrasser des insectes dont on se passerait bien quelque soit la saison.

La plante carnivore que j’ai choisi de vous présenter est un Sarracenia Farnhamii. C’est une plante vivace marécageuse originaire de l’Est des Etats-Unis.

Sarracenia Farnhamii

Majestueuse, elle laisse apparaître des formes et des détails d’une grande délicatesse. Esthétiquement, elle détient des atouts indéniables.

Des urnes en forme de flûtes de champagne se dressent à la verticale avec un certain aplomb et se terminent par un chapeau ondulé, proposant des couleurs verts tendres et des nervures subtiles sur les hauteurs d’un violet foncé, parsemées de blanc. Un fin velours se laisse également deviner à l’intérieur du chapeau. Un contraste de couleurs intéressant, une allure et une prestance très originales qui lui donnent un style graphique.

Sarracenia Farnhamii

LE SAVIEZ-VOUS ?

Parmi les plantes carnivores, certaines ont des pièges actifs c’est à dire qui se referment sur une proie et d’autres des pièges dits passifs qui attirent et retiennent les proies à l’aide de poils inclinés empêchant leurs remontées.

En revanche, elles ont toutes pour principe de sécréter des substances qui attirent les insectes se retrouvant ainsi piégés puis digérés par la plante. Étrange, tout de même que des végétaux soient capables d’une telle chose. En fin d’article, la vidéo vous montrera un spécimen d’insecte de taille conséquente qu’elle est capable d’ingérer. Toutefois, je m’interroge sur le temps qu’elle va mettre à digérer une telle proie et je compte bien sur elle pour me débarrasser des mouches, guêpes, et autres insectes.

Les fleurs produites par les Sarracenias sont parmi les plus belles chez les plantes carnivores, par leur structure originale et leurs couleurs très vives. Elles apparaissent au printemps, plus hautes que les urnes, sont solitaires avec 4 ou 5 pétales.

Dans un bassin naturel, le Sarracenia est idéal car il joue un rôle de plante épuratrice puisqu’il piège les insectes.

Sarracenia Farnhamii

CULTURE / ENTRETIEN

De culture facile, les Sarracenias sont très tolérants.

Pour faire simple, il existe trois conditions clés pour réussir leur culture : beaucoup de luminosité ou de soleil, beaucoup d’eau, et un pot petit. En somme, on peut résumer à cela.

Comme plante originaire des marais, son pot doit baigner dans l’eau sur environ un tiers de sa taille pendant la belle période. Pendant le repos hivernal de la plante, il faut maintenir un substrat très humide mais la plante ne doit plus baigner. Elle se plait dans un sol acide composé de tourbe et sable avec une exposition la plus lumineuse possible.

Je déconseille les poteries pour ce type de culture. Il est bon de se servir uniquement de pots plastiques car dans la mesure où le motte doit être en partie immergée dans l’eau, un terre cuite aurait une action inutile et néfaste d’aspiration des sels et de l’eau destinés à la plante.

Vous pouvez sortir votre plante à la belle saison sans problème avec un maximum de soleil sans craindre la température ambiante, qu’elle soit très élevée ou très basse, car elle est résistante jusqu’à-15°C. En intérieur, évitez le plein soleil et les sources de chaleur.

Coupez systématiquement les tiges fanées à environ 2-3 cm du rhizome. En effet, les conditions de culture des plantes marécageuses ont un taux d’humidité très important. Il est donc nécessaire de le faire à chaque fois afin d’éviter tout risque de pourriture.

Le rempotage s’effectue dès que les racines dépassent du pot de préférence au printemps.

Enfin, les jeunes pousses en formation se développent à la base.


CE QU’IL FAUT RETENIR

  • De Mars à Octobre, exposition très lumineuse ou ensoleillée. 1/3 de la plante doit tremper dans l’eau.
  • De Novembre à Février laissez la terre toujours bien humide mais la plante ne doit plus baigner et réduisez la luminosité – cette période de repos est nécessaire.
  • Ne jamais pulvériser le feuillage. Elle risquerait de se refermer pour éviter que l’eau ne tombe dans ses tubes et ne la fasse pourrir. L’hygrométrie de son milieu de culture est largement suffisant.
  • Ne pas arroser la plante par le dessus au niveau de la terre, contentez-vous de remplir juste sa soucoupe.
  • Utilisez de l’eau non calcaire : eau déminéralisée ou eau de pluie.
  • Utilisez uniquement des pots en plastique percés et de petites tailles.
  • Ne jamais l’alimenter en insectes ; la plante se débrouille très bien toute seule.

QUE FAIRE SI ?

Si les urnes sont « malformées » ou d’une coloration anormale c’est un signe précurseur d’attaque de pucerons ou de cochenilles. Dans ce cas, il convient de traiter la plante en appliquant du purin d’ortie à l’aide d’un pinceau pour une action localisée sur les parasites.

Crédits photos et textes : OsezPlanterCaPousse®

Dents de requins ? Sapin de Noël ? Et non un Aloe humilis

La nature s’est se montrée insolite et étonnante une fois de plus avec cette plante design et graphique. Ce ne sont ni des dents de requin, ni un sapin de Noël dernière génération comme on a pu me le suggérer avec une pointe d’humour.

Cette plante surprenante appelée Aloe Humilis est en réalité une variante de la grande famille des Aloe qui contient rien que 300 espèces différentes.

Succulente originaire d’Afrique du Sud, à croissance lente et de culture facile, elle convient parfaitement pour les petits espaces et les débutants.

D’un joli vert à tendance bleutée et marquée par des feuilles charnues pleines d’eau et de très nombreuses dents blanches souples, elle a un look pour le moins curieux et singulier!

Aloe humilis

EXPOSITION

Capable de résister à des températures négatives de -5°C maximum si elle est tenu complètement au sec, elle affectionne particulièrement la lumière vive et le soleil direct à condition d’avoir respecté une période d’acclimatation aux rayons du soleil.

Elle peut donc séjourner à votre convenance en intérieur ou extérieur. Sachez toutefois qu’une exposition sans soleil ne lui permettra pas de fleurir.


CULTURE : ARROSAGE ET SUBSTRAT

Comme toutes les succulentes, elle a besoin d’un substrat léger et drainant. Une terre spéciale cactées est optimale.

Sa croissance lente s’effectue en période propice de Mars à Octobre. Un arrosage régulier et modéré est conseillé surtout en période de forte chaleur et peut aller du simple au double : entre 1 à 2 fois tous les 15 jours en fonction des températures. Dans la mesure où généralement les pots de succulentes sont relativement de petites tailles, je préconise un arrosage par bassinage permettant ainsi une ré-humidification en profondeur la motte de terre. Il vous suffit de baigner la plante dans une soucoupe d’eau et de la laisser boire pendant quelques heures.

Pendant l’hiver, elle peut être conservée à l’extérieur au sec c’est-à-dire sans aucun arrosage. Vous pouvez aussi la protéger d’un voile d’hivernage si les températures sont négatives pendant plusieurs jours ou si elle dépassent -5°C. Si vous la rentrez en intérieur, arrosez une fois par mois, par bassinage.

Si vous procédez à un arrosage traditionnel, videz bien le surplus d’eau de votre soucoupe. En aucun cas, l’eau doit stagner plusieurs jours au risque de faire pourrir les racines.

Arrosez dans la mesure du possible avec de l’eau de pluie, moins calcaire.

Aloe humilis

FLORAISON

La floraison a lieu pendant l’été à condition que la plante ait bien pris le soleil.

Elle développe de longues hampes florales d’environ 20 à 25 cm. Ses fleurs en forme de grappes ressemblent à petites clochettes de couleur jaune orangée ou même rouge vif selon les variétés et durent tout l’été. De quoi satisfaire vos yeux pendant plusieurs mois!


BON A SAVOIR

Certaines plantes ont des vertus dépolluantes. Un article spécial a été consacré à ce sujet, consultable ici.

Les Aloès en font parti et sont reconnus pour leur action efficace contre le formaldéhyde, produit toxique présent dans les laques, colles, vernis, encres, résines, papiers, et autres produits ménagers.

Elle est aussi efficace contre le monoxyde de carbone et les ondes électromagnétiques.


QUE FAIRE SI ?

Si elle se décolore, c’est dû à un manque d’eau ou de lumière. Modifiez ces paramètres en ajustant l’exposition ou l’arrosage.

Si les feuilles sont retombantes et molles, c’est dû à un excès d’eau. Stoppez immédiatement l’arrosage. Aidez-le substrat à sécher en le mettant près d’une source de chaleur et maintenez-la au sec (sans aucun arrosage) pendant 1 mois minimum.

Si elle ne fleurit pas, plusieurs facteurs peuvent être en cause : la terre qui s’est appauvrit, ou l’exposition qui ne lui conviennent pas notamment. Rempotez-la, apportez-lui de l’engrais maison DIY, ou du purin d’ortie maison et modifiez l’exposition vers davantage de soleil ou de lumière vive.

Aloe humilis
Aloe humilis

ASTUCE DÉCORATION

Sachez les agrémenter avec d’autres végétaux type cactées pour une décoration végétale tendance et des variations et contrastes de couleurs intéressants.

Aloe humilis & cactus
Aloe humilis & cactus



Crédits photos et textes OsezPlanterCaPousse®.