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5 astuces pour soigner ses plantes d’intérieur en hiver

En hiver, les jours sont plus courts, la luminosité est plus faible et la plus part des plantes sont au ralenti voire en dormance pour certaines.

Alors quels sont les bons gestes à avoir et les soins particuliers à faire en hiver pour profiter pleinement des ses plantes d’intérieur et les préparer comme il se doit à une belle reprise au printemps.



1ère astuce : HUMIDIFIER L’AIR / VAPORISER LES PLANTES

Les atmosphères sèches de nos intérieurs chauffés en hiver provoque un manque d’humidité ambiant et l’assèchement de l’extrémité des feuilles dans un premier temps, puis in fine l’assèchement des feuilles entières.

Il est donc important d’humidifier un maximum l’environnement de vos plantes par vaporisation quotidienne à l’eau tiède, et par regroupement de celles-ci. Les unes contre les autres les plantes sont plus fortes et se créer alors un « micro-climat » plus humide et favorable.


Alocasia zebrina
Calathea lancifolia
syngonium neon robutsa
syngonium rose 
tillandsia


2ème astuce : DEPOUSSIERER LES FEUILLES

Enlever la poussière des feuilles est nécessaire pour faciliter l’absorption de la lumière et le phénomène de photosynthèse. L’idéal est une douche à température ambiante pour éviter les chocs thermiques tous les 15 jours pour les spécimens déplaçables sinon un linge humide type micro fibre à passer avec délicatesse sur chaque feuille. Certes plus long, mais tout aussi efficace.


3ème astuce : NE PAS FERTILISER


Comme indiqué l’hiver est une période de repos végétatif qu’il est important de respecter. C’est à cette période précise de l’année que la plante recharge ses batteries et une fertilisation risque de la déséquilibrer. Il faudra patienter jusqu’au printemps pour amender vos plantes en engrais. Personnellement, je recommence à fertiliser certaines plantes à partir de fin mars, début avril selon les températures.

Découvrez dans ces précédents articles comment réaliser votre engrais maison, naturel et écologique et leur utilité.


4ème astuce : ARROSAGE PAR OYA


Toujours délicat, les questions sur l’arrosage reviennent très fréquemment. Trop d’eau, pas assez ; bref, le diagnostic est difficile et l’enjeu important.

Découvrez ce système d’arrosage naturel écologique et économique qui vous débarrasse de toutes contraintes et questionnements inutiles.

Je vous réserve une surprise très prochainement au sujet des oyas alors restés connectés… et découvrez dans ces courtes vidéos leur efficacité.


Une Monstera et son système racinaire largement déployé autour de l’oya

5ème astuce : LE PETIT PLUS


Disposez dans votre terre du charbon actif en poudre que l’on trouve dans le commerce ou un simple morceau de charbon de bois de nos barbecues d’été.

Le charbon est un antifongique naturel qui favorise le bon développement bactérien du terreau, qui lutte contres les champignons et maladies fongiques et limite les mauvaises odeurs.

Bref, à mettre sans restriction dans toutes les plantes tropicales qui ont besoin d’une bonne et constante humidité.


Début de racines d’une Alocasai zebrina à proximité de l’oya (mis en terre il y a 15 jrs)

Crédits photos, textes et vidéos : OsezPlanterCaPousse
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Une plante carnivore majestueuse

Et oui les plantes carnivores ne sont pas toutes ‘inesthétiques’, il en existe même de très belles. D’ordinaire pas très attirée par les plantes carnivores je dois l’avouer, celle-ci m’a séduite de suite par sa beauté, son originalité et je dois le dire son utilité.

Vous en conviendrez, c’est la solution la plus naturelle pour se débarrasser des insectes dont on se passerait bien quelque soit la saison.

La plante carnivore que j’ai choisi de vous présenter est un Sarracenia Farnhamii. C’est une plante vivace marécageuse originaire de l’Est des Etats-Unis.

Sarracenia Farnhamii
Sarracenia Farnhamii

Majestueuse, elle laisse apparaître des formes et des détails d’une grande délicatesse. Esthétiquement, elle détient des atouts indéniables.

Des urnes en forme de flûtes de champagne se dressent à la verticale avec un certain aplomb et se terminent par un chapeau ondulé, proposant des couleurs verts tendres et des nervures subtiles sur les hauteurs d’un violet foncé, parsemées de blanc. Un fin velours se laisse également deviner à l’intérieur du chapeau. Un contraste de couleurs intéressant, une allure et une prestance très originales qui lui donnent un style graphique.

Sarracenia Farnhamii
Sarracenia Farnhamii

LE SAVIEZ-VOUS ?

Parmi les plantes carnivores, certaines ont des pièges actifs c’est à dire qui se referment sur une proie et d’autres des pièges dits passifs qui attirent et retiennent les proies à l’aide de poils inclinés empêchant leurs remontées.

En revanche, elles ont toutes pour principe de sécréter des substances qui attirent les insectes se retrouvant ainsi piégés puis digérés par la plante. Étrange, tout de même que des végétaux soient capables d’une telle chose. En fin d’article, la vidéo vous montrera un spécimen d’insecte de taille conséquente qu’elle est capable d’ingérer. Toutefois, je m’interroge sur le temps qu’elle va mettre à digérer une telle proie et je compte bien sur elle pour me débarrasser des mouches, guêpes, et autres insectes.

Les fleurs produites par les Sarracenias sont parmi les plus belles chez les plantes carnivores, par leur structure originale et leurs couleurs très vives. Elles apparaissent au printemps, plus hautes que les urnes, sont solitaires avec 4 ou 5 pétales.

Dans un bassin naturel, le Sarracenia est idéal car il joue un rôle de plante épuratrice puisqu’il piège les insectes.

Sarracenia Farnhamii
Sarracenia Farnhamii

CULTURE / ENTRETIEN

De culture facile, les Sarracenias sont très tolérants.

Pour faire simple, il existe trois conditions clés pour réussir leur culture : beaucoup de luminosité ou de soleil, beaucoup d’eau, et un pot petit. En somme, on peut résumer à cela.

Comme plante originaire des marais, son pot doit baigner dans l’eau sur environ un tiers de sa taille pendant la belle période. Pendant le repos hivernal de la plante, il faut maintenir un substrat très humide mais la plante ne doit plus baigner. Elle se plait dans un sol acide composé de tourbe et sable avec une exposition la plus lumineuse possible.

Je déconseille les poteries pour ce type de culture. Il est bon de se servir uniquement de pots plastiques car dans la mesure où le motte doit être en partie immergée dans l’eau, un terre cuite aurait une action inutile et néfaste d’aspiration des sels et de l’eau destinés à la plante.

Vous pouvez sortir votre plante à la belle saison sans problème avec un maximum de soleil sans craindre la température ambiante, qu’elle soit très élevée ou très basse, car elle est résistante jusqu’à-15°C. En intérieur, évitez le plein soleil et les sources de chaleur.

Coupez systématiquement les tiges fanées à environ 2-3 cm du rhizome. En effet, les conditions de culture des plantes marécageuses ont un taux d’humidité très important. Il est donc nécessaire de le faire à chaque fois afin d’éviter tout risque de pourriture.

Le rempotage s’effectue dès que les racines dépassent du pot de préférence au printemps.

Enfin, les jeunes pousses en formation se développent à la base.


CE QU’IL FAUT RETENIR

  • De Mars à Octobre, exposition très lumineuse ou ensoleillée. 1/3 de la plante doit tremper dans l’eau.
  • De Novembre à Février laissez la terre toujours bien humide mais la plante ne doit plus baigner et réduisez la luminosité – cette période de repos est nécessaire.
  • Ne jamais pulvériser le feuillage. Elle risquerait de se refermer pour éviter que l’eau ne tombe dans ses tubes et ne la fasse pourrir. L’hygrométrie de son milieu de culture est largement suffisant.
  • Ne pas arroser la plante par le dessus au niveau de la terre, contentez-vous de remplir juste sa soucoupe.
  • Utilisez de l’eau non calcaire : eau déminéralisée ou eau de pluie.
  • Utilisez uniquement des pots en plastique percés et de petites tailles.
  • Ne jamais l’alimenter en insectes ; la plante se débrouille très bien toute seule.

QUE FAIRE SI ?

Si les urnes sont « malformées » ou d’une coloration anormale c’est un signe précurseur d’attaque de pucerons ou de cochenilles. Dans ce cas, il convient de traiter la plante en appliquant du purin d’ortie à l’aide d’un pinceau pour une action localisée sur les parasites.

Crédits photos et textes : OsezPlanterCaPousse®