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Comment entretenir ses poteries terre cuite ?

Les poteries terre cuite faites d’argile naturelle, qui arborent nos balcons, jardins et autres terrasses, offrent de nombreux avantages mais présentent également l’inconvénient de se couvrir de taches avec le temps.

Alors, comment entretenir ses poteries terre cuite ? Comment les nettoyer efficacement sans les abîmer ? A quelle fréquence ? Et comment les protéger des fissures ?


Avec les poteries terre cuite, il y a un avant – un pendant – et un après.

Et oui toutes les phases sont importantes pour limiter les taches blanches dû au calcaire et les décolorations dûes aux engrais, dépôts organiques et substrat trop riche.


ENTRETIEN DES POTS AVANT PREMIÈRE UTILISATION

Avant toute première utilisation, il est primordial de faire tremper les pots neufs pendant 48 h dans l’eau de pluie de préférence.

Après ce trempage, les pots doivent être complètement sec avant d’accueillir une plante.

Autant que possible, retournez-les et faites les sécher au soleil. Il n’est pas utile de les essuyer. Seuls le soleil et le vent assècheront correctement vos pots.


ENTRETIEN DES POTS PENDANT L’UTILISATION

Afin de protéger vos poteries des gelées et des fissures, il est essentiel de prendre quelques précautions :

  • A la plantation, il est déterminant de prévoir un drainage de qualité pour limiter toute eau stagnante au fond ou une humidité excessive de la motte de manière générale. Quelques cailloux plus grossiers au fond et des billes d’argile en couche épaisse seront garants d’un drainage adéquat. Pour pérenniser ce dispositif, et éviter que la terre « ne file au fur et à mesure » dans « la zone de drainage » je rajoute un feutre de plantation entre les billes d’argile et la terre, permettant ainsi à chacun de rester à sa place et de ne pas se mélanger.
  • En hiver, supprimez les soucoupes et surélevez de quelques centimètres vos poteries afin qu’elles ne soient pas en contact direct avec le sol, écartant tout risque de gel.
  • En pleine saison, n’oubliez pas de tourner vos poteries. Outre le fait que cela profitera à son hôte, exposez alternativement au nord et au sud, l’effet patine de la poterie sera d’autant plus agréable et homogène, ne vieillissant pas de la même manière au nord et au sud.


COMMENT NETTOYER SES POTERIES TERRE CUITE ?

Une fois encrassées, il est de bon ton de nettoyer vos poteries car mine de rien, ce calcaire obstrue la porosité de la terre cuite et réduit de ce fait les bienfaits des échanges thermiques que l’argile permet.

Et pas de secret, l’huile de coude est nécessaire. Vous pouvez utiliser selon le niveau de salissure une brosse en chiendent, ou dans les cas les plus extrêmes une paille de fer. Brossez délicatement pour ne pas entamer l’argile et rayer vos poteries. Seules les tâches les plus coriaces et épaisses nécessitent la paille de fer.

L’ajout de vinaigre blanc est conseillé. Très efficace pour dissoudre le calcaire, vous pouvez le diluer ou agir localement. Rincez abondement à l’eau claire ensuite, et faites sécher comme décrit précédemment.

Après le « décapage », vous pouvez nourrir vos poteries en appliquant avec un chiffon sec de l’huile de tournesol, de l’huile de lin. Massez et faisant des ronds et essuyez le surplus. A appliquer sur pots neufs ou nettoyés.


Ces entretiens sont à renouveler dès que les pots le nécessitent, sans fréquence particulière.

Le printemps arrive bientôt, alors prêts pour le nettoyage de printemps des pots ?



Crédits textes et photos : OsezPlanterCaPousse
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L’utilité des engrais, info ou intox ?

Vous vous demandez peut-être l’utilité d’ajouter des engrais à vos plantes ? Est-ce une info ou une intox ? Comment savoir si cela relève d’un argument marketing ou est-ce une vraie nécessité pour nos petites protégées ? That is the question ?

Et bien, ne cherchez plus, j’en ai fait l’expérience et je vous confirme c’est indispensable si vous souhaitez avoir de belles plantes épanouies, majestueuses et faire jalouser tous les plant-addict.

Je vais donc vous épargnez une perte de temps inutile et même peut-être certaines désillusions et réflexions qui restent sans réponses. « Mais pourquoi mes plantes ne grandissent pas alors que c’est la pleine saison ? Qu’ai-je fais de mal ? »

Et bien rien, justement ! Comprenons bien que les plantes d’intérieur ou d’extérieur cultivées en pot épuisent rapidement les ressources fournies par le terreau si nous n’ajoutons pas de quoi la nourrir régulièrement.

Un certain nombre de nutriments, minéraux, micro-organismes et autres composants chimiques vont donc lui faire défaut et sa croissance, sa beauté en seront évidemment impactées.

Qu’ils soient d’origines naturels, bio, DIY ou du commerce, je vous conseille donc vivement d’utiliser un fertilisant au printemps et de le renouveler jusqu’à l’automne.

Dès lors, vous constaterez par vous même les bienfaits de cet apport nutritif. De nouvelles pousses apparaitront, le port de la plante sera plus dressé et fier, son feuillage plus abondant et lumineux. Bref, vos plantes seront plus généreuses et « gourmandes ».


Ici, dans mon Alocasia zebrina, j’ai fait le choix de mettre des engrais bâtonnets Jungle Fever, utilisables en agriculture bio de chez Undergreen. D’ordinaire, pas très convaincue par les sticks, pour avoir déjà essayé sans grand résultat, là j’avoue que j’ai été conquise!

Après les avoir déposé légèrement à l’horizontal courant avril dans le terreau, les résultats ne se sont pas fait attendre bien longtemps, en seulement 3 semaines.

Depuis, elle m’a fait deux magnifiques tiges en moins de 15 jours d’intervalles et j’espère qu’elle ne s’arrêtera en si bon chemin.

A libération progressive, vous n’avez pas à vous soucier du dosage, ni à vous rappeler la dernière fois que vous avez fertilisé. Un compromis que je sur-valide puisqu’il est bio, efficace et sans contrainte.

Alocasia zebrina
Alocasia zebrina 16 Mai : les 2 nouvelles tiges sont bien visibles, la première comme à s’ouvrir
Alocasia zebrina
Alocasia zebrina 21 Mai : croissance de la 2nde tige

Voici la liste des produits de la gamme Jungle Fever de chez Undergreen :


Et les engrais naturels, on en parle ?

Pour parfaire votre jungle urbaine, il y a aussi la solution des engrais naturels DIY. Découvrez dans ce précédent article les 5 Engrais naturels que vous avez forcément chez vous . Naturels, écologiques et économiques, je les utilise aussi fréquemment mais en toute honnêteté les effets sont moins spectaculaires surtout sur les plantes d’intérieur. Les dosages sont parfois délicats et certains déséquilibres peuvent être ainsi crées.

Je favorise donc l’utilisation de ce genre d’engrais pour les plantes d’extérieur qui profitent d’autres apports nutritifs via les pluies notamment.

Il y a aussi les solutions liquide DIY, comme le purin d’ortie ou encore celui de la consoude à titre d’exemple. Très efficace, découvrez comment réaliser votre purin d’ortie, c’est à la fois un fertilisant et un insecticide naturel très puissant dont vous ne saurez plus vous passer !

A vous de choisir le fertilisant qui vous correspond le mieux !


BON A SAVOIR

  • Soyez vigilants dans les dosages des engrais : un sur-dosage pourrait entrainer des malformations et une croissance anormale des végétaux alors qu’un sous dosage n’aurait finalement pas d’effet notable.
  • La période idéale pour fertiliser est au printemps, dès mars-avril et se poursuit jusqu’en septembre, voire fin octobre selon les régions.
  • En moyenne, amendez en engrais tous les mois.
  • Favorisez des engrais biologiques, plus respectueux de l’environnement et de la biodiversité.


Crédits textes et photos : OsezPlanterCaPousse
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Arroser trop ou pas assez, la fin du casse-tête de l’arrosage avec les Oyas

Vous vous posez sans cesse la même question au sujet de l’arrosage. Dois-je arroser ou non ? Tel est le dilemme auquel nous sommes tout confrontés.

Vous ne savez pas vraiment si vos plantes ont besoin d’eau ou au contraire si elles en manque et encore moins comment faire cet été pendant les vacances ou pendant vos absences professionnelles.

Bref, cela devient un casse-tête. Je vous fais part de la solution « miracle » que j’ai trouvé, testé et éprouvé.



Comme souvent, l’homme « moderne » n’a rien inventé. Technique ancestrale utilisée il y a 4000 ans en Rome antique et en Chine, et remis au goût du jour, les Oyas permettent un système d’arrosage naturel, écologique et autonome tout en favorisant le développant de la micro-flore et de la faune.

Ce sont des céramiques micro-poreuses en argile naturelle, remplies d’eau, enterrées à proximité des plantations permettant un arrosage constant, lent et sans évaporation. Conséquence de quoi, vous ferez une économie substantielle de 50% à 70% de votre consommation d’eau d’arrosage.

Outre ces attributs écologiques et environnementales, les Oyas chouchoutent les végétaux en leur évitant aussi le stress lié au manque d’eau grâce au maintien d’une humidité constante.

Un phénomène d’autorégulation s’opère et un équilibre hydrique entre l’Oya et la terre qui reste meuble et humide s’installe, la plante prend uniquement ce dont elle a besoin !



L’arrosage par capillarité est exclusivement racinaire, cela implique donc aussi la diminution du développement des mauvaises herbes.

Les Oyas sont très utilisés par les professionnels en permaculture mais aussi par les arboriculteurs grâce à un arrosage trois fois moins fréquent.

De toutes tailles et pour toutes les situations, les Oyas sont soit à enterrer soit à planter ; et leurs contenances varient de 0.3L à 10L.

Que ce soit pour vos plantes d’intérieures, vos poteries ou jardineries extérieures, votre jardin ornemental, potager ou encore aromatique, les Oyas restent selon moi le système d’arrosage le plus naturel et écologique possible. Bref un« must have » dont vous ne saurez plus vous passer et qui arrosera à la perfection vos plantes en fonction de leurs propres besoins. Plus de questions à se poser, contentez-vous de remplir vos Oyas !



Fabriqués à la main par un réseau d’artisans potier du Sud de la France et commercialisés par une entreprise de St Jean de Fos (34) à vocation écologique, éthique et sociale qui ne « vend pas de terre cuite mais qui essaye de changer le monde !’, rejoignez les utilisateurs d’Oyas.

Arrosez éco-responsables ! Pour plus d’infos, rendez-vous sur oyas-environnement.



Crédit texte et photos : OsezPlanterCaPousse


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Poteries terre cuite ou pots plastiques, comment choisir judicieusement ?

Choisir un contenant adapté aux plantes est un élément important qui rentre en compte dans leurs épanouissements.

Alors, savez-vous quel choix faire entre les poteries en terre cuite et les pots plastique ? Est-ce en fonction des végétaux ? Selon leur lieu de culture ? Quels sont les avantages et les inconvénients et selon quels critères choisir ?

Ici, je vous explique mon point de vue détaillé sur la question pour avoir testé différentes configurations.


Poterie terre cuite

La poterie en terre cuite est une matière naturelle issue de carrières. Elle est faite à base d’argile moulée puis chauffée à très haute température afin de durcir et de la figer définitivement.

Ses avantages sont nombreux en commençant par le plus essentiel, celui de jouer un véritable rôle de régulation thermique.

La terre cuite va optimiser et réguler la température de la motte en maintenant les racines à une température adéquate été comme hiver. L’été, la motte sera maintenu au frais et à contrario l’hiver, la motte sera maintenue au chaud.

Son rôle est donc essentiel pour l’épanouissement de votre plante.

Les terres cuites ont bien sûr quelques inconvénients. Elles sont évidemment plus lourdes que le plastique et plus fragiles en cas de choc.

Certaines peuvent avec le temps développer des tâches et/ou des traces de champignons. En effet, certains types de terre trop chargés en sels solubles sont absorbés par la terre cuite et contribuent au développement de tâches.

Il se peut aussi que des variations de teintes et de couleurs apparaissent en raison des dépôts organiques laissés par les engrais ou le calcaire de l’eau d’arrosage.

Ceci étant, ses petits défauts confèrent une certaine authenticité et un effet patiné aux poteries.

Dans le temps, et si les trous de drainage ne sont pas bien dégagés, l’eau s’infiltre et le gel peuvent fissurer la poterie la rendant à terme inutilisable.

Côté prix, on voit de tout : de la poterie simple à quelques euros jusqu’à certains modèles garantit antigel d’une épaisseur qui en dit long sur le poids valent plusieurs centaines d’euros mais sont d’une résistance à toute épreuve.

Voici quelques conseils pour bien entretenir votre poterie :

  • Lavez le pot neuf et le mouiller dans son intégralité avant de l’utiliser.
  • Tournez votre poterie régulièrement : cela permet à chaque face d’être exposée alternativement au Nord et au Sud, sachant que les mousses se développent davantage sur les faces exposées au Nord.
  • Veillez à ne pas obstruer les trous de drainage, en sur-élevant votre porterie afin de garantir l’écoulement de l’eau et d’écarter tout risque de gel et de fissures.
  • Utilisez un pistolet à eau à haute pression pour décaper les mousses sans risque d’abîmer la poterie.

Pots plastique

Les pots plastique ont l’avantage d’être économiques, légers et durables.

Certes moins sexy et naturels que la terre cuite, ils n’ont aucun effet bénéfique sur l’échange thermique, c’est même le contraire ! L’hiver en extérieur, la motte sera maintenue au froid exposant dangereusement la plante au gel et l’été le plastique va retenir la chaleur et même l’augmenter.

Coté durée de vie, il n’y pas de différences substantielles, ils peuvent aussi s’altérer et se casser dans le temps.

En revanche, utilisés à bon escient, ils sont idéales pour certaines plantes. Celles qui aiment la chaleur et l’humidité comme les boutures ou les plantes tropicales, marécageuses, aquatiques, les orchidées ou encore les plantes carnivores.

Notamment pour ces deux dernières, carnivores et aquatiques, l’utilisation d’une poterie terre cuite est totalement déconseillée car elle absorbe en lieu et place des plantes les minéraux contenus dans l’eau. A terme, ces minéraux feront forcément défaut aux plantes.

Alors que le pot plastique, lui va permettre de maintenir à une chaleur constante et une bonne absorption des minéraux par la plante.

Il en est de même pour les plantes tropicales qui nécessitent une très forte humidité. L’utilisation d’un pot plastique permet notamment de rajouter un cache-pot avec un lit de gravier humide au fond qui maintiendra une humidité ambiante dont elles ont besoin.


Alors, comment choisir ?

Pour choisir judicieusement, vous devez donc prendre en compte simultanément au moins trois critères :

  • le type de plante,
  • ses besoins en eau,
  • le lieu de culture de votre plante : intérieur ou extérieur.

Aussi, et de manière générale, je conseille pour toutes les plantes que vous mettez en extérieure à l’année ou même de manière ponctuelle l’été d’utiliser une poterie terre cuite. Ceci est valable pour les plantes succulentes et cactées, certaines plantes vertes, les arbustes, plantes aromatique, ect… L’échange thermique sera bénéfique pour votre plante.

Pour les petites plantes ou les boutures, vous pouvez utiliser un pot plastique qui favorisera une chaleur et humidité importante bénéfique ; ainsi que pour les plantes carnivores, aquatiques ou tropicales.

N’hésitez pas aussi à nettoyer vos contenants qu’il soient plastiques ou terre cuite en vue d’une réutilisation à l’eau de javel diluée, cela détruira toutes les bactéries. Rincez abondamment et réutilisez.

A vous choix et à vos rempotages 🙂


Crédits photos et textes : OsezPlanterCaPousse ® 
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Astuces d’arrosage pour plantes en pots

Savez-vous arroser efficacement votre plante en pot et ré-humidifier correctement la terre ?

Lorsque que la terre de votre plante se décolle des parois du pot, votre terre est colmatée et durcie par la sécheresse. Elle s’est rétractée sur elle-même sous l’effet du manque de molécules d’eau.

A ce stade là, il est urgent d’agir ! Cependant un arrosage traditionnel ne suffit pas ; en effet l’eau ruissèlerait autour de la paroi du pot et s’évacuer très rapidement par le fond.

La meilleure solution est de la baigner plusieurs heures afin que ses racines se réhydratent en puisant l’eau d’une bassine par exemple. Ce qui est idéal à mon sens, mais pas toujours possible en fonction du poids et de la taille des pots.

Alors dans ce cas, je vous conseille la seconde technique, celle de la bouteille percée.

C’est très efficace. L’eau s’écoule comme un goutte à goutte, doucement, en quelques heures et permet une ré-hydratation en profondeur de la terre. Pas 1cl ne lui profitera pas et c’est très planet attitud !

Aussi, cela vous évitera de « lessiver » la terre ; c’est à dire d’emporter, avec le surplus d’eau, les nutriments contenus dans la terre. Vous ferez par la même occasion des économies d’eau !

Pour cela, percez avec une épingle à nourrice votre bouteille côté culot et côté bouchon, une seule fois de chaque côté uniquement.

Pour des petits pots, optez pour des petites bouteilles et, pour les grands pots, utilisez des formats type fontaines ou bidons, et percez plusieurs fois de chaque côté.

Objectivement le seul défaut est l’aspect inesthétique des bouteilles. Alors, j’ai trouvé la parade! J’ai opté pour les bouteilles vertes transparentes de la célèbre marque d’eau gazeuse. Noyées dans le feuillage par-ci par-là et on ne les voit plus 😉!

C’est une technique idéale aussi après un retour de vacances !

À vous aiguilles 😉!

NB : cette astuce d’arrosage peut aussi être utilisée en pleine terre, même si d’autres techniques comme le paillage par exemple sont à favoriser.