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Douceur rose du soir

Grand classique du sud de la France, le laurier rose se cultive aussi très bien dans nos régions.

Ici, j’ai le plaisir de vous présenter un laurier rose de mon jardin et de vous donner quelques conseils personnels pour la culture de cette plante.

Obtenu à partir d’une bouture que j’ai réalisée il y a 3 ans, aujourd’hui il mesure près de 1m de hauteur sur 1m de large et se porte à merveille.

J’ai volontairement choisi cette variété à fleurs simples pour sa magnifique coloration qui va du blanc/beige clair au rose /rose pâle en fonction de la maturité de la fleur.

J’ai donc prélevé sur un plant au printemps une tige ligneuse c’est à dire une tige qui contient à la fois du bois et du vert et, surtout sans fleur. J’insiste sur le fait que votre bouture ne racinera pas si vous prélevez une tige en fleur (ayant ou en cours de floraison) non ligneuse.

Je l’ai directement mis dans l’eau jusqu’à enracinement en coupant toutes les feuilles de moitié sur la largeur pour diminuer les besoins de la bouture. Après quelques semaines, les racines étaient suffisamment grandes d’environ 10cm pour être plantées.

Mis dans une poterie de la célèbre maison Ravel, et oui c’est toujours mieux pour l’échange thermique été comme hiver, j’ai choisi cette variété à fleurs simples car je la trouve plus fleurissante.

Je m’explique : les tiges florales se créent et éclosent beaucoup plus vite que sur une variété à fleurs doubles. Et le diamètre important des fleurs de 5-6 cm permet tout de même de déployer de magnifiques grappes florales.

Je l’ai ensuite exposé plein soleil puis nourri avec des engrais naturels fait maison : du purin d’ortie et des peaux de banane séchées directement mis en terre.

Pour l’arrosage étant donné que c’est une plante en pot, je préconise la technique suivante décrite dans un précédent article, cliquez ici pour vous y reporter.

Bonus photo : sur la dernière photo, je lui ai offert l’année dernière une petit compagnon de jeu que je « torture » euh… oups « tuteure » pour lui donner un look design 😉🤞🤷🏻‍♀️.

NB : le laurier rose contient une sève très toxique. Lavez- vous les mains après manipulation.-

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L’hibiscus d’extérieur : touffu et généreux !

L’hibiscus d’extérieur ou autrement appelé Althea ou rose de Chine est un incontournable des jardins fleuris de la saison estivale !

Cet un arbuste tropical, originaire de Chine ou d’Inde, à de nombreux avantages. Son port dressé (non retombant) lui permet d’atteindre jusqu’à 3 mètres de hauteur et ses larges fleurs simples ou doubles de 4 à 6 cm de diamètre en forme de trompettes se reconnaissent facilement.

Très touffu, il est extrêmement généreux en fleur et ce pendant 6 mois de l’année (mai à octobre) !!! De quoi vous assurer un jardin bien fleuri la moitié de l’année !

Ses fleurs peuvent être de plusieurs couleurs : bleu-violet, rouge, rose, blanc, jaune, et sont comestibles. En effet, la fleur a des vertus thérapeutiques et s’utilise aujourd’hui en phytothérapie pour lutter contre la tension artérielle ou encore la fatigue.

Symbole de la Corée du Sud, elle est considérée comme une fleur nationale présente dans l’emblème et l’hymne nationaux sud coréen.

Résistant au gel (jusqu’à -15°C), il affectionne l’exposition au soleil et un sol fertile et drainant.

NB : la fleur orange est celle d’un hibiscus d’intérieur

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Comment avoir de belles plantes ?

Ici, vous allez apprendre à observer et comprendre vos plantes POUR AVOIR DE BELLES PLANTES.

Avant tout, il me semble primordial de « réviser les basiques ». De manière générale, quelque soit les plantes, elle ont toutes les mêmes besoins mais pas dans les mêmes proportions. Ainsi, elles ont toutes besoin de lumière, d’eau et de terre. Les racines puisent l’eau et les minéraux contenus dans la terre et grâce à la lumière, la plante va faire de la photosynthèse, développer de nouvelles feuilles et ainsi grandir.

La première chose à savoir sur une plante est donc sa provenance. Elle vous permettra de comprendre quel est son climat d’origine et vous en dira long sur ses besoins : a-t-elle besoin de chaleur, d’humidité, de soleil, d’ombre ? Craint-elle la sécheresse, le vent ou encore les gelées ?

Cette première question élucidée, vous serez à même de lui reproduire les conditions climatiques dans lesquelles elle s’épanouira le plus.

La seconde chose importante à comprendre est le substrat ou le type de terre qui lui convient. Votre plante a-t-elle besoin d’un substrat drainant et léger ou plutôt lourd et gras ? Riche ou pauvre en minéraux ? Autant de questions auxquelles il va falloir répondre.

Pour cela, je vous propose deux astuces. La première est de se référer à sa provenance. En effet, on peut supposer qu’une plante montagnarde affectionnera l’humidité soit un substrat retenant un minimum l’eau donc plutôt mixte ou gras. A contrario, une plante tropicale va aimer elle aussi l’humidité mais vu qu’il pleut plusieurs fois par jours sous ces climats, son substrat sèche forcément en cours de journée (sinon ses racines seraient inondées à longueur de temps et ce serait une plante aquatique plus une tropicale) donc son substrat est plutôt drainant et léger.

2ème astuce, vous pouvez tout simplement observer le substrat du plant que vous avez acheté. Si l’eau d’arrosage s’évacue rapidement 10sec environ, c’est un substrat dit drainant et léger. Si elle s’évacue lentement env. 1min c’est un substrat dit lourd et gras. Si vous ne savez pas trop, c’est que le substrat est mixte c’est à dire entre les deux.

De manière générale, les plantes tropicales, méditerranéennes, plantes grasse, cactées…ont un substrat léger, les plantes montagnardes un substrat lourd et les plantes continentales un substrat plutôt mixte.

Maintenant que vous savez d’où viennent vos plantes, passons à la phase observation. Cette phase est primordiale mais savez-vous vraiment comment faire ?

Commencer par la regarder de loin pour avoir une vision générale et observer son feuillage. A-t-il une belle coloration ? Son feuillage brille-t-il ? Se-tient-elle bien droite, fière, avec les pétales/feuilles bien ouverts pour prendre un maximum de luminosité et faire de la photosynthèse à fond ? Dans ce cas elle est en bonne santé.

Ou son feuillage paraît-il terne ? Est-elle plutôt retombante, « fatiguée » avec des feuilles refermées sur elle-même comme pour se protéger des rayons du soleil, de la chaleur, de la sécheresse ou encore d’un parasite ? Vous l’aurez compris, c’est le look d’une plante qui lutte. Reste à déterminer contre quoi : manque de lumière, coup de chaleur, de soleil, excès d’eau, parasites …

Puis, prenez le temps de l’observer dans le détail en commençant par la terre et en remontant petit à petit tout en haut. Vous découvrirez certainement pleins de choses intéressantes. De nouvelles pousses ou tiges à fleur en formation, des rejets pour vos futures boutures, ou moins sympa l’apparition d’un parasite (qui cela dit en passant, vous donnera l’opportunité de traiter de suite avant qu’il envahisse tout le plant!).

Puis prenez également le temps de regarder la terre. Et ajuster votre arrosage.

Outre son nom naturellement, il est aussi d’usage de savoir si c’est une plante annuelle ou vivace. Cela vous permettra de lui prévoir un hivernage ou un remplacement la saison suivante. Pour ce faire, je vous conseille de prélever des graines du plant en cours si c’est possible. La ou les graine(s) se trouvent au cœur de chaque belles fleurs arrivées jusqu’à pleine maturité. Si vous avez un doute et ne savez pas comment récupérer les graines, coupez directement la fleur entière fanée, les graines sont contenues dedans. Conservez- les dans une enveloppe ouverte pendant l’hiver et replanter au printemps !

A force d’observer vos plantes, vous vous sentirez de plus en plus à l’aise et d’un simple coup d’œil vous saurez si tout va bien ou si vous devez agir et surtout quoi faire !

Reportez-vous à l’article sur les plantes grasses qui décrit la technique d’acclimatation au soleil et des techniques d’arrosage valables pour la plus part des plantes : Technique d’acclimatation au soleil et techniques d’arrosage

C’est parti ! Vous êtes fin prêts pour AVOIR DE MAGNIFIQUES PLANTES !

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L’art topiaire ou l’art de sculpter !

En forme de nuage, boule, spirale, ou autres, la taille topiaire est tout un art !

On parle d’ailleurs de l’art topiaire ! Cet art consiste à sculpter, donner une forme plus ou moins géométrique à une plante, un arbre ou un bonsaï. Datant de l’Antiquité, cette taille a pris toute sa noblesse lors de la période des célèbres jardins à la française.

Afin que le plant soit bien dense en feuillages, il est primordial de le tailler régulièrement tous les 1 à 2 mois, avec délicatesse car une erreur est visible de suite !

Pour commencer l’art topiaire, je vous conseille le cyprès ou tout autres variétés de plantes résineuses. Cet arbre est le plus simple pour réussir à coup sûr sa première taille topiaire ! Sa croissance est relativement rapide et surtout il est très robuste. Il résiste facilement à la chaleur, et n’est pas sensible aux parasites.

Pour effecteur une taille ronde, je vous conseille de prendre un cintre ou un fil de fer et de l’arrondir à votre guise en fonction du diamètre des boules que vous souhaitez obtenir. Insérer le au milieu du plant. Tout ce qui dépasse le 1/2 cercle pré-défini par vos soins est à couper. Cela fonctionne quelque soit la variété de plantes.

Pour la taille nuage, vous faites la taille boule puis vous couper en 2 de manière horizontale les boules. Arrondissez les cotés et dessous afin de faire des nuages bien propres et nets.

Pour la taille spirale, honnêtement les choses se compliquent. Si vous en possédez déjà un, je vous conseille de le tailler très régulièrement (1 fois par mois l’été, 1 fois tous les 3 le reste de l’année) afin que vous gardiez les lignes directrices du plan de départ. Laissez lui juste prendre de l’épaisseur mais veillez à conserver sa hauteur d’origine.

Si vous tentez l’expérience spirale à partir d’un plant « normal », il va falloir être patient et tailler très régulièrement (tous les mois ou tous les mois 1/2 max) afin de sculpter petit à petit ses lignes. Un tuto sera mis en ligne prochainement qui expliquera concrètement mes petites astuces.

Cette taille peut selon moi se pratiquer sur toutes les plantes à partir du moment où elles ont un tronc avec du bois. Voici une liste d’arbres qui se prêtent bien à cette technique de taille : buis, cyprès, olivier, ficus, troène, if…

Enfin, certaines œuvres d’art grandeur nature de plusieurs mètres de haut et de larges représentent une mise en scène complète avec cette technique.