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La poésie de l’Érable du Japon

D’un feuillage à la finesse extrême, l’Érable du Japon est un arbuste qui invite à la poésie.

De petite taille mais d’une élégance sans pareille, l’Érable ou Acer palmatum ne passe pas inaperçu avec son feuillage en dentelle vert ou rouge flamboyant qui se déploie chaque année.

Une atmosphère, une ambiance sereine qui invite à l’apaisement comme dans les jardins zen japonais.

Que ce soit en pleine terre, en bacs ou pots sur nos balcons, terrasses et patios, l’Érable sait trouvé son bonheur tant qu’il est bien protégé des vents.



QUELLE EXPOSITION POUR L’ÉRABLE ?

Une exposition à l’ombre ou la mi-ombre est conseillée. Même s’il tolère les rayons du soleil, en cas de fortes chaleurs son feuillage peut en souffrir et brûler très rapidement. Si tel est le cas, veillez en prévention aux apports en eau plus abondants pendant cette période.

Et si le mal est déjà fait et que ses fines feuilles sont brûlées et séchées, retirez-les et faites une taille légère des rameaux jusqu’à un noeud pour favoriser la repousse.

Un emplacement protégé des vents est fortement conseillé, à couvert d’un mur ou d’une terrasse, il s’y sentira très bien, craignant les courants d’air.


QUEL TERREAU POUR L’ÉRABLE ?

Pour une culture en bac ou pot, prévoyez une couche drainage faite de billes d’argile au fond du pot et ajoutez un feutre de plantation entre la couche de drainage et le terreau.

Ce feutre permettra de conserver la couche de drainage intacte dans le temps, sans que la terre ne finisse par filer dans cette zone et se mélanger au terreau.

L’Érable aura une préférence pour les sols acides, riches et bien drainés. Le terreau doit être composé de terre de bruyère avec un bon mélange de terreau forestier.



QUEL ARROSAGE POUR L’ÉRABLE ?

Le terreau doit être maintenu frais et humide mais veillez à ne pas détremper la terre.

Préférez l’eau de pluie à l’eau du robinet souvent trop calcaire.

En hiver, en pleine terre laissez la nature faire pour les besoins en eau et s’il est en pot réduisez considérablement les arrosages. Attendez que le terreau soit bien sec en surface pour arroser légèrement.


COMMENT ENTRETENIR L’ÉRABLE ?

L’Érable est caduc, il perd donc ses feuilles en automne. A ce moment, pratiquez une taille d’entretien en retirant les tiges mortes, mal placées ou en surnombre avec un outil propre et aiguisé. C’est aussi à cette période qu’il est utile de pratiquer une taille de structure.

Et découvrez en vidéo la formation des bourgeons et des jeunes pousses au réveil du printemps.


L’hiver un voile d’hivernage est indispensable pour les jeunes sujets jusqu’au début du printemps voire également l’ajout d’un paillage si les températures sont très froides.

Un arbre que l’on affectionne immédiatement et dont on apprécie les métamorphoses en cours d’année !


Crédits photos et textes : OsezPlanterCaPousse

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La fougère nid d’oiseau ou asplenium, une plante d’intérieur ornementale

La fougère nid d’oiseau est une très belle plante d’intérieur ornementale.

Avec ses larges feuilles brillantes, cette plante, aux origines tropicales, séduit par sa prestance, sa couleur vive et sa facilité d’entretien.

Alors que faut-il savoir sur la fougère nid d’oiseau de son nom botanique asplenium nidus?


Déjà qu’elle en jette ! Avec son allure de majesté !

Pouvant mesurer jusqu’à1m50 à l’âge adulte, cette magnifique fougère est une plante épiphyte à l’état sauvage : elle se sert des autres plantes comme support pour grandir et s’enraciner, sans pour autant leur nuire.

Ses larges feuilles sont dotées de veines noires centrales créant un contraste de couleur très intéressant.

Les nouvelles feuilles se déroulent depuis le centre telle une éclosion, une naissance. Elle est, à elle seule, un spectacle permanent à contempler !



QUELLE EXPOSITION POUR LA FOUGÈRE ASPLENIUM ?

Avec ses origines tropicales, la fougère pousse à l’abri des grands arbres. Elle apprécie donc une lumière sans soleil direct, vive à modérée et les milieux humides.

Une salle de bain est un parfait emplacement ; et si vous souhaitez qu’elle orne votre salon, ajoutez une soucoupe avec des billes d’argiles maintenues humides pour compenser le manque d’humidité ambiante.


fougere asplenium - fougere nid oiseau

COMMENT ENTRETENIR VOTRE FOUGÈRE NID D’OISEAU ?

Eh bien, pas grand chose à faire si ce n’est de retirer les feuilles fanées et faire un rempotage quand les racines sortent du pot tous les 2 ans environ.

Aucune taille n’est à faire.

Pour l’arrosage, maintenez la motte humide sans qu’elle ne soit détrempée. Si possible procédez à un bassinage à l’eau tempérée.

Ajoutez également un morceau de charbon de bois dans le terreau. Antifongique naturel, il réduit les maladies fongiques et favorise le bon développement bactérien.

En hiver, pensez à la doucher à l’eau tempérée. Cela permettra de retirer la poussière afin qu’elle puisse mieux capter la lumière faible en hiver, et surtout l’aidera à lutter contre les atmosphères sèches de nos intérieurs.

En période de croissance de Mars à Octobre, apportez lui de l’engrais pour plantes vertes ou de l’engrais maison ou encore du purin d’ortie.


Fougere nid d'oiseau - asplenium nidus
palmier chamaedorea

QUEL TERREAU POUR LA FOUGÈRE NID D’OISEAU ?

Elle aura besoin d’un terreau drainant que vous devrez maintenir humide toute l’année été comme hiver.

Préférez une tendance plutôt neutre. Composez un mélange de bon terreau pour plante verte et de tourbe à part égale. Ajoutez aussi une poignée de sable pour assurer un bon drainage.

Évidemment, l’utilisation d’un pot percé plastique est recommandé.


COMMENT MULTIPLIER LA FOUGÈRE ASPLENIUM ?

Comme de nombreuses fougères, elle ne se bouture pas de manière traditionnelle.

Aussi, cette opération est très délicate et réservé aux professionnels. Elle consiste à mettre en contact avec la terre les spores présents sur le revers des feuilles qui contiennent les graines.


Crédits photos et textes : OsezPlanterCaPousse
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Alocasia Zebrina, un zèbre-éléphant dans le salon

Cette plante tropicale s’est très vite frayée un chemin dans nos salons avec son allure entre le zèbre et l’éléphant nous plongeant cette fois-ci, non pas dans la jungle, mais plutôt dans la savane africaine.

Ses longues tiges zébrées plus ou moins claires en fonction de leurs maturités, et ses feuilles XXL aux formes d’oreilles d’éléphants lui valent d’ailleurs les surnoms de plante zèbre ou plante oreilles d’éléphants !



J’ai cette plante depuis 6 mois et c’est un véritable bonheur de l’observer grandir et produire de magnifiques tiges et feuilles. Elle imposante, majestueuse, originale, et sa croissance modérée fait d’elle une plante d’intérieur parfaite !

Originaires des forêts tropicales d’Asie, elle apprécie donc les espaces lumineux sans soleil direct ou quelques minutes seulement d’un soleil très léger du matin ou du soir, mais elle se plaira tout aussi bien dans un espace moins lumineux poussant à l’abri de grands arbres à l’état sauvage.

Ses racines sont des rhizomes ou tubercules et constituent une réserve d’eau pour la plante. Elle a donc besoin d’une terre légère et bien drainée pour plante d’intérieur et d’un arrosage régulier en quantité modérée.


 Alocasia zebrina
Alocasia zebrina

Voici mes petites astuces de culture, d’entretien et de soins :

Je l’ai placé dans ma cuisine, une pièce plutôt humide et relativement éloignée de la fenêtre. Son emplacement actuel est plutôt tamisé, sans soleil et lumière directe.

Je l’arrose une fois tous les 15 jours avec de l’eau tiède à raison de 50cl, et j’attends que le terreau soit sec juste en surface pour arroser de nouveau. Son terreau doit être entre humide et légèrement sec en surface de manière constante. L’utilisation d’oya en terre cuite pour arroser ce type de plante est tout à fait adapté. Découvrez cette astuce d’arrosage écologique ici.

Pour assurer un bon développement bactérien, prévenir des mauvaises odeurs ou encore des maladies fongiques propices aux plantes tropicales, j’utilise du charbon de bois actif. Cet élément naturel que je mets directement dans la terre est une astuce très simple et d’une efficacité à toute épreuve. Vous pouvez utiliser aussi un simple morceau ce charbon de bois.

L’ajout d’engrais est conseillé en période de croissance d’Avril à Octobre pour lui apporter les nutriments nécessaires qu’elle puise et qu’il faut renouveler régulièrement.

Pour lui faciliter de le travail de photosynthèse, un nettoyage des feuilles tous les mois s’impose afin qu’elle capte le maximum de lumière surtout en période hivernale où les jours sont plus courts. Vous pouvez soit dépoussiérer avec délicatesse les feuilles à l’aide d’un linge humide, ou le cas échéant une petite douche tous les 15 jours lui sera tout aussi bénéfique.

Enfin, un tuteur pour maintenir les feuilles et réduire éventuellement le diamètre de la plante qui a tendance à « s’étaler » si on lui en laisse l’opportunité, peut être utilisé.


 Alocasia zebrina
Alocasia zebrina

BOUTURAGE

3 possibilités s’offrent à vous :

Prélevez une tige double (c’est-à-dire avec 2 tiges minium maintenues ensemble à la base) si possible directement avec des racines et des rhizomes à l’occasion d’un rempotage par exemple et replantez en terre votre bouture déjà racinée.

Vous avez essayé mais zut, les racines ne sont pas venues ! Ce n’est pas grave, plongez votre bouture dans un vase avec de l’eau à température ambiante. Prenez soin d’elle en suivant ces quelques conseils et au bout de quelques semaines des racines relativement grosses et blanches vont apparaître. Dès que vous avez une dizaine de racines d’environ dix centimètres, replantez votre bouture en terre.

Dernière option, attendre patiemment la formation de rejet. C’est la solution la plus simple finalement ! Laissez la nature faire les choses.

Les rejets sont formés par les plantes lorsqu’il y a déséquilibre entre sa masse racinaire et sa masse aérienne. Donc finalement l’abstention de rempotage permet la formation de rejets. Prélevez délicatement le rejet avec ses racines et replantez en terre.

NB : Pour réaliser ces manipulations parfois délicates, je vous conseille de le faire lorsque la plante est plutôt sèche. Les racines se sépareront plus facilement et cela diminue les risques de les casser.


BON A SAVOIR

Enfin, sachez qu’une feuille qui jaunit est très souvent signe de nouvelles feuilles en formation, alors scrutez bien la base des tiges et si vous constatez des gonflements c’est sûrement une feuille qui se prépare.

Petite particularité et bizarrerie sur la photo ci-dessous que j’ai imputé à un manque d’eau. Cette feuille qui se retourne sur elle-même telle une virgule a repris finalement sa forme normale au bout de quelques jours.


 Alocasia zebrina
Alocasia zebrina

Pour aller plus loin, découvrez en vidéo YT l’entretien, l’arrosage, le rempotage, l’exposition, les soins, les maladies et traitements naturels.

Crédits photos, vidéos et textes : OsezPlanterCaPousse
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Le Maranta, un feuillage aux mille détails et couleurs

Comment ne pas succomber au charme de cette plante tropicale d’intérieur, tant il y a des détails d’une finesse et d’une beauté extrême à découvrir sur son feuillage ?

Serait-il faux ? Voire même peint à la main ? Questions pertinentes qui peut nous venir à l’esprit, je vous l’accorde.

Et bien non, tout est vrai, la nature est capable de telles merveilles. La plante que j’ai le plaisir de vous présenter est un Maranta leuconeura.

De port touffu et compacte d’une trentaine de centimètres de haut à maturité, son feuillage est à mes yeux parmi les plus beaux et les plus décoratif.

Il arbore un dégradé de couleur impressionnant : vert foncé et vert clair pour les jeunes feuilles et des motifs symétriques. Parcouru de lignes rosées à rouges vifs depuis la nervure centrale jusqu’à l’extrémité arrondies des feuilles, le dessin est juste parfait. 

Longues d’environ 10cm, les feuilles ont la particularité de s’étaler et s’ouvrir la journée et de se redresser une fois le soir venu. C’est notamment pour cette raison qu’on la surnomme également plante dormeuse. Une fois la nuit tombée on découvre aussi que le revers des feuilles est rose à rouge vif selon l’éclairage.

Idéale pour apporter un peu d’exotisme et de couleur dans nos intérieurs en cette période hivernal…


Comme toute plante tropicale, le Maranta aime la chaleur, l’humidité, et une luminosité tamisée sans soleil direct poussant à l’abri des grands arbres à l’état sauvage.

La température idéale de culture se situe entre 18° et 22°C.

Côté substrat, il aime une terre aérée, bien drainée et pas trop tassée. Prévoyez un mélange de terre de bruyère et de terreau pour plante verte avec des billes d’argile pour faciliter le drainage au fond du pot.

Affectionnant une bonne hygrométrie : le pot devra être placé sur un lit de graviers maintenus humides surtout en période de fortes chaleurs.

Maintenez toujours la terre fraiche, et ce quelque soit la saison : arrosez 2 à 3 fois par semaine l’été, et 1 fois par semaine l’hiver.

Vaporisez aussi quotidiennement le feuillage en été, et une à deux fois par semaine en hiver.

Favorisez un emplacement dans une pièce humide telle que cuisine ou salle de bain et évitez toutes sources de chaleurs à proximité.


Optez plutôt pour la division que pour le bouturage !

Pour la division, profitez lors d’un rempotage printanier pour prélever une touffe en prenant soin de ne pas abimer les racines et les tiges. Puis replantez en terre directement.

Quant au bouturage en eau il se pratique aussi au printemps. Faites un prélèvement à l’aide d’un outil propre d’une tige saine d’au moins trois feuilles.

Mettez-là en eau à l’abri des courants et du soleil direct. En quelques semaines, les premières racines apparaitront.

N’attendez pas trop pour replanter car la bouture risque de s’habituer au milieu aquatique et pourrait ne pas supporter le retour en terre.

Dès que vous avez 3-4 racines de quelques centimètres, repiquez votre bouture et maintenez bien la terre humide jusqu’à ce que vous voyez des signes de reprises : bonne tenue de la bouture, nouvelle feuille en formation…


Découvrez dans cette vidéo comment rempoter un Maranta.

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Les araignées rouges peuvent s’attaquer au Maranta.

Généralement dû à une atmosphère trop chaude et sèche, il convient alors dans un premier temps de traiter avec du purin d’ortie à l’aide d’un pinceau pour une action très localisée, à renouveler autant que nécessaire.

Ensuite, il vous faudra augmenter l’hygrométrie en vaporisant à l’eau claire le feuillage quotidiennement, en l’éloignant des sources de chaleurs, et en humidifiant régulièrement le gravier sous le pot de culture.

Favorisez également une poterie en terre cuite qui régule bien mieux l’échange thermique.


  • Pour raviver la coloration du feuillage et réduire les risques de pourriture ajoutez un peu de charbon de bois à la terre.
  • Le soleil direct ternit son feuillage.
  • Rempotez la plante chaque année au printemps.
  • Évitez les courants d’air
  • Ne pas la mettre en sujet isolé, préférez une exposition avec d’autres végétaux. Cela permet de conserver une humidité ambiante plus facilement
  • Le Maranta réussit très bien en terrarium.
  • Tournez la régulièrement pour maintenir une forme homogène.
Maranta
Maranta

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Crédits textes et photos : OsezPlanterCaPousse
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Le Calathéa Triostar, la plante tropicale d’intérieur majestueuse par excellence

Dernière arrivée dans ma tribu de jungle urbaine, cette plante tropicale vivace au feuillage persistant est plus communément connue sous le nom de « Plume de paon Triostar » ; et vous allez très vite comprendre pourquoi !

De culture facile, et d’une beauté rare presque exclusive, cette somptueuse plante d’intérieur dévoile une véritable parade de couleurs vives en référence aux plumes de paon. Ses feuilles allongées, luisantes, panachées de couleur crème et d’un vert franc et rose-pourpre au revers sont, à chaque instant, un réel plaisir des yeux, une invitation à voyager sous les tropiques.

Indépendante du genre Calathéa, et appartenant en réalité, à la famille des Marantacées, elle est originaire des tropiques d’Amérique du Sud et des forêts pluvieuses brésiliennes.


EMPLACEMENT IDÉAL

Comme son origine le sous-entend et comme toutes plantes tropicales, elle affectionne particulièrement une atmosphère humide et un taux d’hygrométrie proche de 60%. C’est donc une plante d’intérieur idéale car les taux d’hygrométrie de nos habitats sont de l’ordre de 45 à 65%. L’emplacement dans une pièce humide comme les salles de bain ou la cuisine est optimal.

Poussant à l’abri de végétaux beaucoup plus grands qu’elle, elle aime les ambiances faible en luminosité. Il est donc préférable de la placer loin d’une fenêtre, impérativement à l’abri des rayons du soleil auxquels elle est nullement habituée, et loin d’une source de chaleur comme les cheminées ou les radiateurs qui vont assécher l’air ambiant. La température idéale est comprise entre 12 à 25°C.


REMPOTAGE

Le rempotage se réalise en principe au printemps tous les ans. Prenez un pot légèrement plus grand de l’ordre de 2-3 cm seulement de diamètre de plus que le précédent.

Niveau substrat, un terre plutôt acide, bien drainée, humide et riche lui convient parfaitement.


ARROSAGE ET ENGRAIS

Comme toute plante tropicale, un arrosage régulier mais modéré est nécessaire. Au printemps et en été, il est recommandé de l’arroser tous les 2 à 3 jours. Veuillez toutefois à ce que l’écoulement d’eau se fasse correctement car il ne faut surtout pas d’eau stagnante.

A l’automne et pendant l’hiver, réduisez l’arrosage et attendez que le substrat soit sec en surface entre deux arrosages.

Apportez lui régulièrement de l’engrais au printemps et en été tous les 10 jours environ ou mieux confectionnez votre propre engrais maison DIY. Stoppez l’engrais en automne et en hiver.


DIVISION DU CALATHEA

Le bouturage du Calathéa se fait en principe par division de la motte. Lorsque la plante devient trop imposante car elle peut atteindre jusqu’à un mètre de haut ou trop lourde pour réaliser des manipulations sans risques de rempotage, il est temps de diviser votre plant !

Démêlez avec précaution  les racines tubéreuses puis séparez le plant en détachant des feuilles et des racines puis replantez. Et voici un nouveau plant qui complètera votre collection.


BON A SAVOIR

Disposez un « tapis des billes d’argile » au fond à l’extérieur du pot de culture. Cela permettra de maintenir une humidité adéquate constante.

Vaporisez toutes les semaines le feuillage afin de le dépoussiérer et de lui ré-créer des conditions similaires à son habitat naturel en augmentant le taux d’humidité, de préférence avec une eau de pluie ou non calcaire.

Protégez-la des courants d’air.

Supprimez les feuilles mortes ou abîmées, cela stimulera l’arrivée de nouvelles pousses.


QUE FAIRE SI ?

Si le bout de feuilles sèchent, c’est que l’air ambiant est trop sec ! Il convient alors d’augmenter le taux d’humidité en vaporisant le feuillage, et en mettant le pot dessus un plateau de bille d’argile. Vous pouvez aussi la changer de place et la mettre avec d’autres plantes, ce qui créera un microclimat moins sec et plus adapté à ses besoins.

Si les feuilles s’enroulent sur elles-mêmes, c’est dû à une manque d’eau ! Arrosez-la ou faites lui prendre une douche et procédez comme décrit ci-dessus pour augmenter le taux d’humidité.

Si les pétioles des feuilles sont très longs, c’est dû à un manque de lumière ! Donc déplacez-la dans un espace d’ombre plus lumineuse.

Calathea Triostar
Calathea Triostar
Calathea Triostar
Calathea Triostar

Crédits photos et textes : OsezPlanterCaPousse® Reproductions strictement interdites sous peine de sanctions.
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Insolite, étrange et surprenant le Bégonia bambou

Originaire du Brésil et du Mexique, cette plante vivace pour le moins décorative nous invite, le temps de l’admirer, sous les tropiques avec ses couleurs vives, ses feuilles  tachées d’argent et son look globalement insolite.

J’ai pour habitude de vous présenter et sélectionner des plantes originales. Et bien en voici une qui mérite le détour !

Cette plante pousse en forme de liane ou de bambou, d’où son nom commercial le bégonia bambou, connue également sous le nom de Bégonia Maculata ou Bégonia Tamaya.

Ses feuilles persistantes allongées et dissymétriques sont d’un beau vert foncé au recto agrémentées de taches argentées et d’une couleur rouge lumineuse au verso. Quelque peu étrange, non ? C’est ce qui m’a fait craqué !

Begonia Maculata ou Begonia Tamaya
Begonia Maculata ou Begonia Tamaya

Sous nos latitudes, on la cultive généralement en intérieur car elle ne tolère pas de températures inférieures à 15°C. Le bégonia peut toutefois être installé en extérieur pendant la période estivale lorsque les températures sont comprises entre 20 à 25°C.

L’exposition idéale est mi-ombre à ombre claire, quelques heures d’un soleil doux du matin ou du soir de maximum 3 heures sont possibles.

Côté substrat, le bégonia nécessite un terreau fertile pour plante fleurie, riche en humus et bien drainé.

Sa croissance étant rapide il est important de tuteurer régulièrement le plant au fur et à mesure pour maintenir un port homogène ou de tailler tous les ans au printemps ou après floraison en automne juste au-dessus d’un œil (voir photo du paragraphe bouturage).

Dans de bonnes conditions de cultures, le bégonia ne craint ni parasites ni maladies ; sa croissance rapide en fait une plante idéale pour les débutants.


UN PEU D’HISTOIRE

Saviez-vous que cette plante fut découverte au 17ème siècle lors d’une expédition organisée par Michel Bégon, intendant de Rochefort et qu’à ce jour il existe à Rochefort le conservatoire du Bégonia où sont cultivées plus de 1500 espèces et plus de 12 000 hybrides obtenues par l’homme ?

Ce conservatoire possède donc la plus grande collection au monde et propose des visites guidées.


BOUTURAGE

A la portée de tous, essayez c’est un véritable jeu d’enfant ! Prélevez une branche de votre taille d’automne ou de printemps contenant au moins 3 feuilles, puis plongez-la dans un vase rempli d’eau jusqu’à l’apparition de racines. Comptez environ 3 semaines. Dès que les racines mesurent environ 3-4 cm, c’est le bon moment pour planter votre bouture !

La période la plus propice au bouturage est effectivement au printemps et en début d’été.

Begonia Maculata ou Begonia Tamaya
Begonia Maculata ou Begonia Tamaya

ARROSAGE

Pendant sa période de croissance de avril à septembre : 2 fois par semaine en quantité modérée. Attendre que le terreau ait séché en surface entre deux arrosages.

Pendant la période d’hiver, la plante est au repos, limitez les arrosages à 1 fois par semaine seulement en faisant toujours bien sécher la terre en surface entre deux arrosages.


ENGRAIS

Utilisez un engrais pour plantes fleuries une fois par mois pendant la belle saison, ou encore mieux confectionnez votre propre engrais DIY écolo, et stoppez l’engrais pendant l’hiver.


DIAGNOSTIC : QUE FAIRE SI ?

Si les feuilles tombent ou sont flétrit, c’est dû à un excès d’arrosage. Stoppez immédiatement les arrosages et laissez bien le terre séchée avant de les reprendre.

Si elle ne fleurit pas, c’est dû à un manque d’engrais. Apportez-lui de l’engrais pour plantes d’intérieur fleuries ou confectionnez votre propre engrais maison DIY.


BON A SAVOIR AU SUJET DU BEGONIA BAMBOU

  • Fait preuve grande longévité.
  • Floraison en grappe compacte de couleurs blanches.
  • A protéger des courants d’air et des d’excès d’eau : surtout pas d’eau stagnante !
  • Aime avoir ses racines à l’étroit, favorisez donc plutôt un pot de petite taille.
  • Utilisez un outil bien affuté afin de ne pas broyer les tiges lors des tailles.

Crédit photos : OsezPlanterCaPousse®

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Une œuvre d’art à contempler chez soi, le Tradescantia quadricolor

Le Tradescantia fluminensis quadricolor est une magnifique plante d’intérieure à suspension dense, colorée et prolifère à la fois ! Bref, elle a de quoi plaire à beaucoup de monde !

UN PEU D’HISTOIRE

Originaire d’Amérique du Nord et du Sud, il existe environ une soixantaine de variétés différentes pour la plus part retombantes de cette plante gélive. Également appelée avec ironie « misère » en référence à l’histoire d’un Juif errant, elle fut découverte par John Tradescant, jardinier à la cour royale d’Angleterre du roi Charles 1er. Arrivée en Europe dans les années 1660, elle s’imposa rapidement comme plante d’intérieure bien connue.

UN LOOK FASHION

De mon point de vue, je trouve qu’elle est ultra lookée ! Ses tiges tantôt vertes ou marron, tantôt violettes poussent en zig-zag et son feuillage est juste sublime ! Sa couleur panachée va du blanc au jaune, et du vert au rose et même au violet flashy. Des teintes purement psychédéliques !

Tradescantia fluminensis quadricolor
Tradescantia fluminensis quadricolor

Et ce n’est pas tous, cette plante a plus d’un tour dans son sac.

Après avoir ravi vos yeux, le Tradescantia surprendra un autre de vos sens : le toucher ! Ses feuilles délicates et voluptueuses ressemblent à de la soie. Un léger duvet très court les recouvre et lui donne cet aspect brillant velouté avec des teintes argentées ou dorées en fonction de l’éclairage.

Une véritable œuvre d’art  à part entière à contempler chez soi !

Tradescantia fluminensis quadricolor
Tradescantia fluminensis quadricolor

BOUTURAGE

Très prolifère, elle se multiplie aussi très facilement. Il vous suffit de prélever des tiges juste sous un nœud et de les placer soit directement dans l’eau ou dans pot avec de la terre bien humide. Les boutures peuvent être réalisées toute l’année à condition de respecter des températures supérieures à 20° et prennent généralement au bout de 15 jours environ.

Tradescantia fluminensis quadricolor
Tradescantia fluminensis quadricolor

Soin à apporter au Tradescantia zebrina et petits conseils perso :

  • Préfère une ombre lumineuse et sans soleil direct. Si l’ombre est trop importante, son feuillage sera moins pourpre et moins panaché. Si trop de soleil, les feuilles deviennent jaunes.
  • Tailler régulièrement les tiges pour maintenir un plant homogène car elle a tendance à se dégarnir et s’allonger sans se ramifier.
  • Profitez des tiges taillées pour tester le bouturage.
  • Floraison au printemps et en été de petites fleurs roses ou blanches très discrètes et éphémères (1 journée).
  • Idéal pour les débutants : culture facile, peu exigeante, ne craint pas le manque d’eau
Tradescantia fluminensis quadricolor
Tradescantia fluminensis quadricolor
Tradescantia fluminensis quadricolor
Tradescantia fluminensis quadricolor
Tradescantia fluminensis quadricolor
Tradescantia fluminensis quadricolor