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4 astuces pour protéger vos plantes de la chaleur

La canicule et la sécheresse malmènent nos plantes qui sont mises à dure épreuve et souffrent tout autant que nous de la chaleur.

Certaines battent de l’aile et retombent, d’autres flétrissent … Bref, loin d’être au meilleur de leur forme !

Seules les cactées, succulentes et les plantes méditerranéennes profitent au maximum de ces chaleurs arborant ainsi de magnifiques croissances et floraisons comme les bougainvilliers, lauriers roses ou encore les lavandes.

Claude Bernard (1813-1878) disait « Les plantes possèdent comme les animaux, au degré et à la forme près, la sensibilité, cet attribut essentiel de la vie. »

Il est donc de bonne augure de trouver des solutions pour les préserver d’une chaleur écrasante et prolongée.

La nature étant bien faite, les plantes développent généralement d’elles-mêmes des moyens de défense dans lesquels elles réduisent naturellement par exemple la surface d’exposition des feuillages en recroquevillant leurs feuilles sur elles-mêmes. Vous la pensiez morte, et non elle est juste passer en mode de survie et vous fait signe qu’elle souffre de chaleur et/ou de manque d’eau ! Illustration dans ce précédent article.

Voici donc 4 astuces simples qui aideront vos plantes d’intérieures comme d’extérieures à lutter contre les températures excessives et l’air sec ambiant.

L’idée est toute simple, il faut à la fois augmenter le taux d’humidité rafraîchissant l’air ambiant et les protéger des chaleurs, du soleil et des vents chauds asséchants.

1. Fermez vos stores, créer de l’ombre, conserver l’air intérieur frais, ouvrez la nuit au maximum… bon cela n’est que du bon sens…mais je préfère le préciser.

Vos plantes, ainsi moins exposées à la lumière et au soleil, faisant moins de photosynthèse vont se mettre au repos naturellement et consommeront ainsi moins d’eau.

Certes, la si jolie feuille en croissance de votre Anthurium, Caladium ou encore que sais-je Monstera sera légèrement moins grosse que prévue – faute de lumière – mais mieux vaut sauver la plante entière que mener une belle feuille à son terme !

2. L’union fait la force ! Regroupez vos plantes ensemble dans un même endroit si possible ombragé les unes proches des autres de manière assez resserrée. Outre le fait de se créer de l’ombre mutuellement, un micro-climat se met alors en place retenant plus d’humidité et aidant ainsi les plantes à lutter contre l’air ambiant sec.

Préférez une pièce fraîche située au nord, plutôt humide et pour l’extérieur à proximité d’un point d’eau et à l’abri des vents.

3. Humidifiez le feuillage quotidiennement pendant les canicules permet de lutter contre le dessèchement de l’extrémité des feuilles et augmente aussi l’humidité environnante.

Vous pouvez soit brumiser le feuillage à l’aide d’un vaporisateur ; où de manière plus efficace et copieuse créer une fine pluie à l’aide d’un accessoire astucieux, que j’ai découvert récemment et qui s’avère très vite indispensable, la poire d’arrosage.

Son embout douchette permet un arrosage très ciblé en une pluie délicate et fine pour le feuillage et à contrario un arrosage ciblé des mottes sans mouiller le feuillage. Pour plus d’infos, en vente, ici sur mon e-shop.

4. Placez un lit de graviers ou de billes d’argiles maintenu humide sous vos plantes dans une soucoupe…toujours dans l’optique de lutter contre la chaleur en créant une zone humide qui profite cette fois directement aux racines et non aux feuillages.

5. Créez une barrière isolante à l’aide d’un paillage au pied des plants, surtout pour les plantes extérieures, mais finalement cela peut tout aussi bien se pratiquer en intérieur lors d’absences prolongées.

Une couche épaisse 2-3 cm d’écorces de pin, copeaux de bois, paille, billes d’argile, graviers, sphaigne, mousse des bois, carton ondulé (non plastifié), de simples feuilles mortes ou encore déchets de taille va refroidir l’air ambiant proche des mottes, éviter l’évaporation de l’eau contenue dans la terre et ralentir ainsi le dessèchement prématuré des mottes.

Ce procédé est largement utilisé en permaculture et évite aussi la prolifération des mauvaises herbes.

Derniers conseils en période caniculaire, arrosez de préférence le soir pour limiter l’évaporation et en moyenne doublez- le. N’ayez crainte du surplus d’eau de vos soucoupes, elle sera très vite absorbée par les racines sans avoir le temps d’être stagnante et de nuire à la plante.

Au contraire en cas de grosses chaleurs ou de canicule, n’hésitez pas à les remplir, les plantes adorent être bassinées.

Finalement ces astuces relèvent du bon sens commun et l’association de toutes permet véritablement un effet optimal qui saura profiter pleinement à vos plantes. Vous le constaterez par vous même, très vite …

Crédit textes et photo : OsezPlanterCaPousse

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Comment avoir de belles plantes ?

Ici, vous allez apprendre à observer et comprendre vos plantes POUR AVOIR DE BELLES PLANTES.

Avant tout, il me semble primordial de « réviser les basiques ». De manière générale, quelque soit les plantes, elle ont toutes les mêmes besoins mais pas dans les mêmes proportions. Ainsi, elles ont toutes besoin de lumière, d’eau et de terre. Les racines puisent l’eau et les minéraux contenus dans la terre et grâce à la lumière, la plante va faire de la photosynthèse, développer de nouvelles feuilles et ainsi grandir.

La première chose à savoir sur une plante est donc sa provenance. Elle vous permettra de comprendre quel est son climat d’origine et vous en dira long sur ses besoins : a-t-elle besoin de chaleur, d’humidité, de soleil, d’ombre ? Craint-elle la sécheresse, le vent ou encore les gelées ?

Cette première question élucidée, vous serez à même de lui reproduire les conditions climatiques dans lesquelles elle s’épanouira le plus.

La seconde chose importante à comprendre est le substrat ou le type de terre qui lui convient. Votre plante a-t-elle besoin d’un substrat drainant et léger ou plutôt lourd et gras ? Riche ou pauvre en minéraux ? Autant de questions auxquelles il va falloir répondre.

Pour cela, je vous propose deux astuces. La première est de se référer à sa provenance. En effet, on peut supposer qu’une plante montagnarde affectionnera l’humidité soit un substrat retenant un minimum l’eau donc plutôt mixte ou gras. A contrario, une plante tropicale va aimer elle aussi l’humidité mais vu qu’il pleut plusieurs fois par jours sous ces climats, son substrat sèche forcément en cours de journée (sinon ses racines seraient inondées à longueur de temps et ce serait une plante aquatique plus une tropicale) donc son substrat est plutôt drainant et léger.

2ème astuce, vous pouvez tout simplement observer le substrat du plant que vous avez acheté. Si l’eau d’arrosage s’évacue rapidement 10sec environ, c’est un substrat dit drainant et léger. Si elle s’évacue lentement env. 1min c’est un substrat dit lourd et gras. Si vous ne savez pas trop, c’est que le substrat est mixte c’est à dire entre les deux.

De manière générale, les plantes tropicales, méditerranéennes, plantes grasse, cactées…ont un substrat léger, les plantes montagnardes un substrat lourd et les plantes continentales un substrat plutôt mixte.

Maintenant que vous savez d’où viennent vos plantes, passons à la phase observation. Cette phase est primordiale mais savez-vous vraiment comment faire ?

Commencer par la regarder de loin pour avoir une vision générale et observer son feuillage. A-t-il une belle coloration ? Son feuillage brille-t-il ? Se-tient-elle bien droite, fière, avec les pétales/feuilles bien ouverts pour prendre un maximum de luminosité et faire de la photosynthèse à fond ? Dans ce cas elle est en bonne santé.

Ou son feuillage paraît-il terne ? Est-elle plutôt retombante, « fatiguée » avec des feuilles refermées sur elle-même comme pour se protéger des rayons du soleil, de la chaleur, de la sécheresse ou encore d’un parasite ? Vous l’aurez compris, c’est le look d’une plante qui lutte. Reste à déterminer contre quoi : manque de lumière, coup de chaleur, de soleil, excès d’eau, parasites …

Puis, prenez le temps de l’observer dans le détail en commençant par la terre et en remontant petit à petit tout en haut. Vous découvrirez certainement pleins de choses intéressantes. De nouvelles pousses ou tiges à fleur en formation, des rejets pour vos futures boutures, ou moins sympa l’apparition d’un parasite (qui cela dit en passant, vous donnera l’opportunité de traiter de suite avant qu’il envahisse tout le plant!).

Puis prenez également le temps de regarder la terre. Et ajuster votre arrosage.

Outre son nom naturellement, il est aussi d’usage de savoir si c’est une plante annuelle ou vivace. Cela vous permettra de lui prévoir un hivernage ou un remplacement la saison suivante. Pour ce faire, je vous conseille de prélever des graines du plant en cours si c’est possible. La ou les graine(s) se trouvent au cœur de chaque belles fleurs arrivées jusqu’à pleine maturité. Si vous avez un doute et ne savez pas comment récupérer les graines, coupez directement la fleur entière fanée, les graines sont contenues dedans. Conservez- les dans une enveloppe ouverte pendant l’hiver et replanter au printemps !

A force d’observer vos plantes, vous vous sentirez de plus en plus à l’aise et d’un simple coup d’œil vous saurez si tout va bien ou si vous devez agir et surtout quoi faire !

Reportez-vous à l’article sur les plantes grasses qui décrit la technique d’acclimatation au soleil et des techniques d’arrosage valables pour la plus part des plantes : Technique d’acclimatation au soleil et techniques d’arrosage

C’est parti ! Vous êtes fin prêts pour AVOIR DE MAGNIFIQUES PLANTES !