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Le Nashi, la poire asiatique ou pomme-poire


Le Nashi ou Nachi, cette pomme-poire aussi appelée poire asiatique, poire japonaise, poire chinoise, poire cristal ou encore poire des sables, est une découverte gustative très récente.

Fruit très consommé en Asie, il fut importé dans les années 80 en Amérique du Nord et en Europe.

Raffinée, croquante et juteuse à souhait, le Nashi est un arbre fruitier intéressant à envisager dans un jardin.



DESCRIPTION ET CULTURE DU NASHI

Le Nashi est un arbre de petite taille dérivés de l’espèce sauvage de poiriers – Pyrus pyrifolia – à fleurs blanches teintées de rose, ressemblant à celles d’un poirier.

Originaires d’Asie, il résiste au froid jusqu’à -15 degrés. Il apprécie une humidité modérée et une exposition très ensoleillée garante d’une belle production de fruits.

Ceci dit, il reste très tolérant car il sait s’adapter aux différents types de sols, des sols sablonneux aux sols argileux, ce qui est plutôt très intéressant.

Le Nashi produit des fruits plus ou moins ronds en forme de pomme-poire avec une chair blanche très croquante, juteuse et délicatement parfumée.

Son goût entre la pomme et la poire, vous l’aurez deviné, est plutôt très fin en bouche.



LES BIENFAITS DU NASHI

Utilisé en médecine traditionnelle chinoise depuis des milliers d’années pour ses propriétés médicinales, le Nashi a de nombreux bienfaits.

Il a de fortes valeurs nutritionnelles, contient des vitamines K et C, des oligo-éléments, des fibres…. et une forte teneur en eau. Idéal pour s’hydrater en été.


ET SI ON FAISAIT POUSSER UN NASHI ….

Et oui, je ne pouvais pas résister, l’idée d’essayer de faire pousser un Nashi… m’a très vite traversé l’esprit quand j’ai vu dans le fruit deux pépins qui avaient commencé à germer.

Plutôt facile vous me direz à juste titre, et je ne pouvais pas laisser passer une occasion pareille.

Après avoir mis les pépins dans un mélange pour semis, au bout de 6 jours, les premières feuilles sont sorties.

Affaire à suivre, heureusement les beaux jours arrivent…

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50 Shades of Green « Attachez votre plus belle plante »

Après 50 Shades of grey, bienvenue dans 50 Shades of green !

Ligatures, liens, tressages, découvrez l’univers de la mise en contrainte du végétal pour créer des plantes au look non conventionnel !

Arbre tige, tronc tressé, forme parasol, cascade, tout est réalisable ou presque.

Technique empruntée à l’art du bonsaï, à ajuster régulièrement en resserrant les ligatures ou au contraire en libérant la mise en contrainte, apprenez comment attacher votre plus belle plante !

Ici, je vous présente la plante estivale phare du Sud de la France, le laurier rose.



Si cette vidéo vous a plu ou vous a été utile, n’oubliez pas de laisser vos questions en commentaires je vous répondrais avec grand plaisir et de vous abonner au Blog et à la chaîne Youtube.



Crédits photos, textes et vidéo : OsezPlanterCaPousse
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4 astuces naturelles pour se débarrasser des limaces

Vous venez de planter vos plantes potagères que vous avez bichonné, parfois même semé et les premiers ravageurs sont à l’affut pour dévorer en un rien de temps, les jeunes pousses dont ils raffolent tant.

Parfois en une nuit, ces gloutons sont capables de décimer un plant de tomate entier, une salade, ou encore un plant de basilic ….

Alors, existe-il des solutions écologiques et naturelles pour repousser les gastéropdes en tout genre : limaces, escargots, loche laiteuse…? Fonctionnement-elles réellement ? Et surtout est-ce compatible en permaculture ou en culture biologique ?

Découvrez 4 astuces naturelles pour se débarrasser des limaces.


Avant tout, si limaces sont surnombres dans votre jardin, il est important d’en comprendre les causes.

Cela signifie que leurs prédateurs naturels sont insuffisants et relève une biodiversité trop faible dans votre jardin.

Ayant un rôle majeur dans la biodiversité, les limaces ont des fonctions bien précises qu’il ne faut pas négliger.

Même si elles paraissent à vos yeux dégoutantes et uniquement nuisibles, elles sont en réalité très utiles.

Elles enrichissent et régulent un équilibre sain du sol. Elles consomment des tissus végétaux morts ou malades, des champignons régulant ainsi les maladies fongiques, se nourrissent d’animaux morts mais aussi d’autres limaces et escargots vivants du potager.



1. ATTIRER DES PREDATEURS NATURELS

En attirant des prédateurs naturels, vous limiterez les dégâts tout en favorisant la biodiversité du potager.

Installez une maison à insecte pour attirer la venue de carabes ou autres scarabées, ou encore un nichoir à oiseaux.

Vous pouvez aussi tout simplement attirer des oiseaux en leur proposant de la nourriture « recyclée ».

Ainsi, des morceaux de pains secs dans une coupelle posée toujours au même endroit les attirera de façon régulière. D’une taille d’une pièce de 1€, vous attirez aisément des oiseaux d’une taille conséquente comme les pies.

Déposez également autour de votre potager, les miettes de tables. De plus petites tailles, les miettes attireront des oiseaux plus petits à même le sol comme des rouges-gorges, tourterelles par exemple.


2. UTILISEZ DES REPULSIFS NATURELS

L’utilisation de plantes répulsives comme l’ail, le fenouil, l’oignon, le persil est une bonne alternative, permettant à la fois des cultures.

L’utilisation de marc de café ou de coquilles d’oeuf concassées sur le pourtour des plants ou du potager limitera leurs venues. Elles passeront très vite leurs chemins risquant d’obstruer leurs muqueuses – avec le marc de café ou pire de les blesser – avec le tranchant des coquilles d’oeuf.

De plus, ce sont tous les deux des engrais naturels, alors pourquoi s’en priver ! Le seul inconvénient du marc de café est qu’il faut le renouveler en cas de pluie importante. Quant aux coquilles, cette barrière reste intacte plusieurs semaines.


3. ATTIRER DES HOTES

L’hérisson est le meilleur ami du jardinier et c’est bien connu ! Bien qu’il soit en voie de disparition, il est possible de l’attirer dans son jardin.

Pour avoir tenté et vécu l’expérience, il ne faut pas utiliser d’engrais ou désherbants chimiques, laisser beaucoup des branchages et feuilles, restes des tailles d’entretien de vos arbres, au pied des haies ou massifs. Vous lui offrez de quoi se faire un habitat clé en main et il devrait élire domicile rapidement.

Les poules et grenouilles sauront aussi se délecter des limaces avec ferveur.


4. CREEZ DES PIEGES POUR LIMACES

Disposez des planches de bois par terre près des plantations. Généralement les limaces adorent y passer la nuit. Au petit matin, soulevez-les planches, ramassez les limaces et déposez loin de vos plantations.

Enfin, si l’invasion est trop importante il existe une solution radicale à utiliser qu’en cas d’extrême urgence, car contraire aux principes de permaculture entrainant la mort des gastéropodes et par conséquent un bouleversement de la biodiversité des sols.

Cette solution consiste à planter des verres bien à raz le sol, contenant de la bière. Les limaces en raffolent et viendront se saouler avant de passer dans l’au-delà !

Comme précisé, cette solution très radicale réduira en seulement quelques jours le nombre de limaces mais est très peu respectueuse de l’environnement et de la biodiversité.

Essayez au contraire tant que possible de favoriser la biodiversité pour un bon équilibre des animaux rampants, volants, et des végétaux vivants et morts.

Personnellement, j’ai la chance d’avoir une biodiversité importante dans mon jardin ayant un hérisson depuis 2 ans, et des oiseaux que j’attire via des miettes de pain et des morceaux de pains secs ; et force est de constater que j’ai peu voire pas de gastéropodes.


Crédits textes : OsezPlanterCaPousse
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La poésie de l’Érable du Japon

D’un feuillage à la finesse extrême, l’Érable du Japon est un arbuste qui invite à la poésie.

De petite taille mais d’une élégance sans pareille, l’Érable ou Acer palmatum ne passe pas inaperçu avec son feuillage en dentelle vert ou rouge flamboyant qui se déploie chaque année.

Une atmosphère, une ambiance sereine qui invite à l’apaisement comme dans les jardins zen japonais.

Que ce soit en pleine terre, en bacs ou pots sur nos balcons, terrasses et patios, l’Érable sait trouvé son bonheur tant qu’il est bien protégé des vents.



QUELLE EXPOSITION POUR L’ÉRABLE ?

Une exposition à l’ombre ou la mi-ombre est conseillée. Même s’il tolère les rayons du soleil, en cas de fortes chaleurs son feuillage peut en souffrir et brûler très rapidement. Si tel est le cas, veillez en prévention aux apports en eau plus abondants pendant cette période.

Et si le mal est déjà fait et que ses fines feuilles sont brûlées et séchées, retirez-les et faites une taille légère des rameaux jusqu’à un noeud pour favoriser la repousse.

Un emplacement protégé des vents est fortement conseillé, à couvert d’un mur ou d’une terrasse, il s’y sentira très bien, craignant les courants d’air.


QUEL TERREAU POUR L’ÉRABLE ?

Pour une culture en bac ou pot, prévoyez une couche drainage faite de billes d’argile au fond du pot et ajoutez un feutre de plantation entre la couche de drainage et le terreau.

Ce feutre permettra de conserver la couche de drainage intacte dans le temps, sans que la terre ne finisse par filer dans cette zone et se mélanger au terreau.

L’Érable aura une préférence pour les sols acides, riches et bien drainés. Le terreau doit être composé de terre de bruyère avec un bon mélange de terreau forestier.



QUEL ARROSAGE POUR L’ÉRABLE ?

Le terreau doit être maintenu frais et humide mais veillez à ne pas détremper la terre.

Préférez l’eau de pluie à l’eau du robinet souvent trop calcaire.

En hiver, en pleine terre laissez la nature faire pour les besoins en eau et s’il est en pot réduisez considérablement les arrosages. Attendez que le terreau soit bien sec en surface pour arroser légèrement.


COMMENT ENTRETENIR L’ÉRABLE ?

L’Érable est caduc, il perd donc ses feuilles en automne. A ce moment, pratiquez une taille d’entretien en retirant les tiges mortes, mal placées ou en surnombre avec un outil propre et aiguisé. C’est aussi à cette période qu’il est utile de pratiquer une taille de structure.

Et découvrez en vidéo la formation des bourgeons et des jeunes pousses au réveil du printemps.


L’hiver un voile d’hivernage est indispensable pour les jeunes sujets jusqu’au début du printemps voire également l’ajout d’un paillage si les températures sont très froides.

Un arbre que l’on affectionne immédiatement et dont on apprécie les métamorphoses en cours d’année !


Crédits photos et textes : OsezPlanterCaPousse